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04.08.2014

République de Venise

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-Venezia-emblème.JPG La République de Venise dite la Sérénissime est un État progressivement constitué au Moyen Âge autour de la cité de Venise, et qui s'est développé par l'annexion de territoires divers et de comptoirs commerciaux le long des côtes de la Mer Adriatique, en Méditerranée orientale et en Italie du nord jusqu'à devenir une des principales puissances économiques européennes. Venise occupe alors une place prépondérante dans les échanges économiques entre l'Occident et l'Orient méditerranéen, qu'il fût byzantin ou musulman. La Sérénissime, avec ses institutions oligarchiques remarquablement stables sur près d'un millénaire, joue un rôle politique essentiel. À partir du XVIe siècle, elle connait une phase de déclin politique et de régression territoriale quelque peu occultée par une extraordinaire floraison artistique, avant de disparaître, en 1797, vaincue par Napoléon Bonaparte, général d'une République révolutionnaire par rapport au modèle vénitien. La Sérénissime et ce qui restait de son domaine territorial passe alors sous la souveraineté de l'Autriche.

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La création La République de Venise vers 1000.Venise dépendait depuis sa naissance au VIe siècle de l'Empire byzantin mais la faiblesse de l'exarchat de Ravenne face aux Lombards favorisa l'émergence d'un pouvoir local incarné par le premier duc ou « doge », Paolucio Anafesto (697-717), personnage aux confins de la légende et de l'histoire. Les premiers doges, résidèrent à Eraclea (aujourd'hui Cittanova), comme l'avait fait le représentant du pouvoir byzantin ou magister militum. Le second doge de la tradition, Marcello Tegalliano (717-726), aurait d'ailleurs été lui-même magister militum lorsque Paolo Lucio traita avec le souverain lombard Liutprand. Le troisième doge - et premier historique - fut l'hypatus Orso Ipato (726 à 737), hypatus signifiant à peu près « consul » en grec. Il tenta de secouer la tutelle byzantine lors de la crise iconoclaste et finit assassiné. Le pouvoir fut exercé pendant cinq ans par des L'expansion médiévale Les empires thalassocratiques de Venise (jaune) et de Gênes (rouge) Concurrence entre Gênes et Venise au Moyen Âge.L'essor de Venise s'appuya d'abord sur ses relations commerciales avec Constantinople. En 1082, les Vénitiens reçurent d'importants privilèges commerciaux, en récompense de l'aide navale qu'ils apportèrent à l'Empire byzantin contre les Normands. L'expansion prit d'abord pour cadre la mer Adriatique. Au Xe siècle, les Vénitiens s'assurèrent le contrôle de la côte dalmate. Ils éliminèrent notamment les pirates croates qui nuisaient à leur commerce. Comme les trois autres grands ports d'Italie, Gênes, Pise et Amalfi, Venise était une ville-État qui établit son pouvoir par la proximité maritime, en italien Repubblica Marinara. Elle distança ses concurrentes en plusieurs étapes, la première étant la quatrième Croisade. En 1202-1204, les Croisés l'aidèrent à conquérir plusieurs étapes sur la route de l'Orient (Zara, les îles ioniennes) puis se lancèrent à l'assaut de Constantinople bien que ce n'était pas à l'origine le but de l'expédition. Le dépeçage de l'Empire byzantin fonda la grandeur de Venise. Elle reçut plusieurs territoires, notamment de nombreuses îles grecques et une partie de la ville de Constantinople. Ces positions lui assuraient le contrôle commercial de toute la Méditerranée orientale. Jusque là reine de l'Adriatique, elle devenait un point de passage obligé entre l'Orient maritime et l'Occident continental. Le marchand Marco Polo symbolisa son esprit d’entreprise au XIIIe siècle.

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La République de Venise se trouvait à la tête d'une guirlande de possessions maritimes. Sa domination sur la Terre Ferme était réduite. En Italie du nord, son territoire n'allait pas au delà de Vicence, Vérone, Padoue et des côtes du Frioul. L'expansion vénitienne passa à une deuxième étape au lendemain de la Guerre de Chioggia (1378-1381). À plusieurs reprises entre le XIIIe siècle et le dernier tiers du XIVe siècle, Vénitiens et Génois se livrèrent des combats féroces. La guerre de Chiogga consacra un temps la primauté de Venise sur Gênes, mais les deux villes s'affrontèrent encore longtemps. La cité des doges devint le centre des échanges méditerranéens jusqu'au début des guerres d'Italie (1494). La République dominait l'économie monde de l'époque grâce à son contrôle sur la majorité de la côte Adriatique (notamment la plupart des villes-États dalmates), des îles de la mer Égée, dont la Crète et Chypre et grâce à son influence notable au Moyen-Orient. Venise se trouvait « au coeur du système de circulation le plus vaste de l'époque, étendu à la mer entière »[1]. Elle s'adjugeait « la plus grosse part des achats de poivre et d'épices du Levant, du moins venus de l'Océan Indien aux échelles du Levant » et elle était « par excellence le revendeur de ces denrées précieuses à l'Occident, notamment à l'Allemagne, le plus gros consommateur d'Europe »[2]. L'historienne Élisabeth Crouzet-Pavan constate que les marchands vénitiens étaient actifs sur toutes les places commerciales, de Constantinople à la Crète, de Bruges à l'Arménie, de l'Afrique du Nord à l'Eubée. Cette domination était assurée par la supériorité technique des galères sorties de l'Arsenal de Venise qui est, dans la première moitié du XVe siècle, le premier employeur de l'Occident avec, dix-sept-mille employés, la flotte marchand vénitienne comptant alors vingt-cinq-mille marins[3]. 180px-Venezia_Ducato_1400[1].jpg Ducat vénitien, début du XIVe siècleLe revenu par habitant en 1400 était alors quinze fois plus élevé que celui de Paris, Madrid ou Londres[4]. En 1423, dans son discours sur l'état de la cité, le doge Tommaso Mocenigo peut recenser trois mille navires marchands, trois cent navires de guerre[5]. La Sérénissime est au summum de sa puissance. L’État se comporte comme une gigantesque compagnie de navigation : tous les ans, il affrète, sous l’autorité du Sénat, quinze à vingt vaisseaux de 300 à 500 tonneaux, navigant toujours groupés par deux ou quatre, vers l’Orient, l’Égypte, l’Afrique du Nord, et de plus en plus vers les ports anglais et flamands. L'administration est efficace et rigoureuse : la cité sans arrière-pays importe des denrées alimentaires (céréales, viande, huile et vin) qui font l’objet d’un monopole de l’État.

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Les guerres d'Italie Au XVe siècle, la République faisait partie des cinq principales puissances en Italie, aux côtés du duché de Milan, du royaume de Naples, de la république de Florence, et des États de l'Église. Ces différents États s'affrontaient pour la suprématie en Italie. Venise en profita pour étendre son territoire sur la Terre Ferme (Bergame, Brescia, Lodi, Frioul), notamment au dépens du duché de Milan. La paix de Lodi en 1454 assura un statu-quo entre ces puissances régionales mais l'irruption de grandes puissances étrangères à la fin du XVe siècle perturba l'équilibre. En 1494, le roi de France Charles VIII entra en Italie puis soumit Naples. Venise prit l'initiative de la réaction. Elle rassembla une coalition, la sainte Ligue, constituée des principaux États italiens (sauf Florence et Naples). Mais leur armée ne put bloquer à Fornoue le retour du roi en France. En 1499, Venise prit Crémone, Rimini en Romagne et Trieste. Cette croissance sur la Terre Ferme inquiéta ses voisins qui formèrent en 1508 une alliance contre elle : la Ligue de Cambrai. Elle comportait de redoutables ennemis, à savoir le pape, l'empereur, les rois de France, d'Angleterre, d'Espagne et de Hongrie. Sans compter Florence et Ferrare. Le pape Jules II, dont le pouvoir temporel était menacé par les Vénitiens en Romagne, prononça l'excommunication de la République le 27 avril 1509. En principe, elle ne pouvait donc plus célébrer des offices religieux sur son territoire. Parallèlement, le roi de France Louis XII conduisait les opérations militaires. Il pénétra en Vénétie et défit les troupes vénitiennes à Agnadel (en italien Ghiaradadda). Malgré cette défaite retentissante, Venise parvint miraculeusement à sauver son État. La cité ne fut pas prise et fut même capable de reprendre pied sur la Terre Ferme grâce au soutien de paysans ou d'artisans[6]. Mieux, en 1511, la Ligue de Cambrai se retourna contre le roi de France : le pape, les Espagnols et les Anglais le chassèrent d'Italie. Quelques années plus tard, les alliances se renversèrent encore. Les Vénitiens soutinrent cette fois le roi de France François Ier qui s'engageait dans une reconquête du Milanais. Ce soutien s'avéra décisif dans la victoire franco-vénitienne de Marignan en 1515. Dans les années suivantes, l'Italie resta un champ de bataille. François Ier et Charles Quint s'y affrontèrent. Venise fut une des rares capitales italiennes à ne pas être prises. Même Rome, la cité papale, subit un sac en 1527. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ll%C3%ADvia - article de WIKIPEDIA ou vous trouverez lasuite de l'article quelques photos de VENISE ET DU CARNAVAL

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10:00 Écrit par petitefleur-06 dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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