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04.08.2014

principauté de Liechtenstein

-Liechtenstein_.JPG Le Liechtenstein, appelé principauté de Liechtenstein dans les usages officiels est un petit pays d'Europe de l'Ouest sans accès à la mer situé dans les Alpes, entre la Suisse et l'Autriche. Avec une superficie de seulement 160,5 km², c'est le quatrième plus petit État indépendant d'Europe après le Vatican, Monaco et Saint-Marin. Le Liechtenstein n'entretient aucune relation diplomatique avec la République Tchèque et la Slovaquie, États qu'il ne reconnaît pas suite à un différend concernant la confiscation de biens de la famille princière en Tchécoslovaquie après la Seconde Guerre mondiale (cf. Décrets Beneš). Liechtenstein-map-fr[1].jpg Histoire Article détaillé : Histoire du Liechtenstein. Le territoire actuel du Liechtenstein constituait autrefois une petite partie de la province romaine de Rhétie. Pendant des siècles, cette terre resta géographiquement éloignée des intérêts stratégiques européens. Avant l’avènement de la dynastie actuelle, la région était inféodée à une branche de la famille des Habsbourg. La dynastie de Liechtenstein tire son nom du château de Liechtenstein, un édifice situé plus loin en Autriche et ayant appartenu à la famille de l’an 1140 au XIIIe siècle, avant de lui revenir définitivement en 1807. Au cours des siècles, les Liechtenstein entrèrent en possession de vastes domaines, notamment en Moravie, en Basse-Autriche et en Styrie, sans toutefois échapper à la tutelle de seigneurs supérieurs, pour la plupart des Habsbourg et auxquels les princes de Liechtenstein offraient leurs services de conseillers. Ainsi, sans aucun territoire détenu directement sous l’égide de l’Empereur, la dynastie de Liechtenstein ne put remplir les conditions requises pour siéger à la Diète. La famille, désireuse d’accroître son pouvoir par l’obtention d’un siège, mit tout en œuvre pour acquérir des terres dites immédiates (unmittelbar), c’est-à-dire n’ayant d’autre suzerain que l’empereur lui-même. Les Liechtenstein, après de longues négociations, furent autorisés à acheter les deux minuscules comtés de Schellenberg et Vaduz aux Habsbourg, respectivement en 1699 et 1712. Ces deux petites parcelles répondant aux critères requis, l’empereur Charles VI les unifia et les éleva le 23 janvier 1719 au rang de principauté, laquelle fut baptisée Liechtenstein en l’honneur de son nouveau prince, Antoine-Florian de Liechtenstein. C’est à cette date que le Liechtenstein devint un État souverain dans le cadre du Saint Empire. La transaction ayant été purement politique, les princes de Liechtenstein ne se rendraient pas sur leur nouvelle terre avant plusieurs décennies. En 1806, le Saint Empire fut envahi par la France. Cet événement eut d’importantes conséquences pour le Liechtenstein : les anciennes structures politiques et administratives se délitèrent rapidement suite à l’abdication de l’empereur, et l’empire lui-même fut dissout par Napoléon. De ce fait, le Liechtenstein fut délié de toute obligation d’obéissance à une puissance extérieure et devint véritablement indépendant. Dès lors, il aligna ses intérêts sur ceux de l’Autriche. Liechtenstein est l'une des deux principautés relevant du Saint Empire romain germanique (avec le Grand-Duché de Luxembourg) à subsister encore aujourd'hui. Reconversion : en 1917, les Allemands avaient projeté de faire du Liechtenstein un État pontifical, le pape abandonnant le Vatican ; le plan échoua. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Liechtenstein resta neutre et les biens familiaux se situant dans les zones de combat furent rapatriés dans la principauté ou à Londres, pour être conservés en lieu sûr. À la fin du conflit, la Pologne annexa des territoires allemands et la Tchécoslovaquie expulsa ses habitants allemands (Allemands des Sudètes), ce qui eut pour conséquence d’exproprier les Liechtenstein de la totalité de leurs possessions héréditaires en Bohême, en Moravie (principalement à Lednice et Valtice dont les parcs et château sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO) et en Silésie (les princes de la famille ont vécu à Vienne jusqu’en 1938). Les expropriations portaient sur mille six cents kilomètres carrés de terres forestières et agricoles, ainsi que sur plusieurs châteaux et palais familiaux, et font encore aujourd’hui l’objet de négociations à la Cour internationale de justice. La tension à ce sujet était telle au cours de la guerre froide que les autorités tchécoslovaques interdirent l’entrée du territoire aux citoyens du Liechtenstein. 250px-Schlossvaduz[1].jpg Les difficultés financières rencontrées par la famille après la guerre la contraignirent à se défaire de plusieurs trésors artistiques, notamment du Ginevra de' Benci de Léonard de Vinci, acheté par le gouvernement des États-Unis. La dévastation économique infligée par le conflit mondial força par ailleurs le petit pays à se rapprocher de la Suisse, pour conclure avec elle une union monétaire et douanière. Ces efforts furent récompensés, et le pays se développa dès lors avec une grande rapidité. Au cours des décennies suivantes, la principauté entra dans une ère de prospérité et de modernisation économique, grâce notamment à l’instauration de conditions fiscales avantageuses qui attirèrent de nombreuses entreprises. Le prince de Liechtenstein compte aujourd’hui parmi les chefs d’États les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 3 milliards d'euros. La population du pays bénéficie également d’un des niveaux de vie les plus élevés de la planète Politique Article détaillé : Politique du Liechtenstein. Le Liechtenstein est une démocratie parlementaire dirigée actuellement par le prince (Fürst) Hans-Adam II, qui est monté sur le trône à la mort de son père en 1989. Le Landtag, le parlement du Liechtenstein, est composé de 25 députés élus par les citoyens. Un gouvernement de cinq ministres assure la gestion des affaires courantes. Lors d’un référendum organisé le 1er juillet 1984 et activement soutenu par le prince, les électeurs (jusque-là exclusivement masculins) se prononcèrent en faveur du droit de vote pour les femmes, mais uniquement pour les scrutins nationaux (et non locaux). Contrairement à beaucoup d’autres monarchies constitutionnelles, la constitution du Liechtenstein accorde au prince plusieurs pouvoirs d’une réelle importance, ce qui suscite régulièrement des polémiques. Les critiques ont néanmoins perdu beaucoup de leur légitimité depuis qu’un référendum tenu en mars 2003 a confirmé la forte adhésion populaire aux modalités actuelles du régime. « Forte adhésion » il est vrai obtenue par le prince Hans-Adam au terme de ce que certains ont qualifié de « chantage », lui et sa famille s’étant dits prêts à partir pour Vienne si leur pouvoir était contesté, faisant ainsi planer la menace d'une déstabilisation de ce pays prospère. Les élections parlementaires des 11 et 13 mars 2005 firent perdre au gouvernement de Otmar Hasler une part de sa majorité au Landtag. 180px-Vaduz_centre[1].jpg Le Liechtenstein est situé dans les Alpes, le long de la vallée du Rhin. Le fleuve délimite la totalité de la frontière ouest du pays avec la Suisse. À l’est, les montagnes atteignent de hautes altitudes : le sommet le plus élevé est le mont Grauspitz, qui culmine à 2599 mètres. Les vents prédominants en provenance du sud, cependant, ont tendance à adoucir le climat de la principauté. Le Liechtenstein est traversé du sud au nord par la Samina, un affluent de l'Ill. En saison froide, les pentes neigeuses des montagnes sont très prisées par les adeptes des sports d'hiver. Le Liechtenstein, en plus de n’avoir aucun accès à la mer, est entouré de pays n’y ayant eux-mêmes aucun accès, à savoir la Suisse et l’Autriche. Cela en fait, avec l'Ouzbékistan, un des deux seuls États au monde à être doublement enclavé, c'est-à-dire qu'il faut traverser au moins deux autres États pour avoir un accès à l'Océan mondial. Les frontières de la principauté sont longues de 77,9 km, dont 41 km avec la Suisse et 35 km avec l'Autriche. 180px-Unaxis_Balzers[1].JPG Économie Une entreprise de haute-technologie à Balzers. Articles détaillés : Économie du Liechtenstein et Liste d'entreprises liechtensteinoises. Malgré sa petite taille et ses ressources naturelles limitées, le Liechtenstein bénéficie d’une économie prospère, fondée sur le marché libre et un haut niveau d’industrialisation (biens d'équipements industriels, outillages, etc.). Le secteur financier de la principauté, tout comme le niveau de vie de sa population, peuvent tout à fait se comparer aux régions urbaines les plus riches de ses grands voisins européens. Un impôt sur les sociétés très avantageux (le taux maximum est de 18 %, la moyenne européenne s’élevant environ à 30 %) et diverses autres facilités ont incité près de 74 000 multinationales à s’implanter au Liechtenstein, le plus souvent sous la forme d’une simple boîte postale. La principauté en tire 30 % de ses revenus, et reste, avec Monaco et Andorre, l'un des trois derniers paradis fiscaux sur la liste noire de l'OCDE.[2] Le Liechtenstein, contraint d’importer plus de 90 % de ses besoins énergétiques, participe à une union douanière et monétaire avec la Suisse, et utilise donc le franc suisse comme monnaie nationale. La principauté est par ailleurs membre de l’Espace économique européen (EEE) depuis mai 1995, et le gouvernement cherche à harmoniser sa politique économique avec celle de l’Union européenne. Le chômage, bien qu’ayant doublé depuis l’an 2000, ne s’élève qu’à 2,2 % au troisième trimestre de 2004, ce qui constitue le taux le plus bas de tout l’EEE. Culture 180px-Kunstmuseum_Liechtenstein%2C_Vaduz[1].jpg 180px-Innenhof_von_Burg_Gutenberg_in_Balzers[1].JPG La petite principauté offre une large gamme d’activités ou d’associations culturelles et artistiques. L’étroite proximité de traditions rurales vivantes et d’échanges internationaux intenses qui caractérise le Liechtenstein constitue le socle de la vie culturelle. Les concerts, le théâtre, la danse et le cabaret ainsi que les musées, les galeries et les ateliers forme un pôle d’attraction pour les amis de la culture de toute la région. Le Kunstmuseum Liechtenstein (Musée des Beaux-arts du Liechtenstein) construit par les architectes suisses Morger, Degelo et Kerez et inauguré en 2000 est un véritable emblème architectonique. La façade, un béton teinté coulé sans joint et essentiellement constitué de pierre noire de basalte et de gravier de rivière coloré, a été traitée de manière à ce que sa surface réfléchissante produise des effets de matière et de lumière. En tant que musée d’art moderne et contemporain, il abrite la collection nationale d’art et offre régulièrement des expositions temporaires. Il y a aussi un musée national (Landesmuseum), inauguré en novembre 2003, un musée du ski (Skimuseum), la musée de la poste (Postmuseum) ou encore celui de la machine à calculer avec notamment la Curta. La culture populaire, notamment, est portée par une jeune génération ayant donné naissance à plusieurs groupes de rock ou de pop dont la renommée dépasse parfois les frontières locales. L’unique théâtre de la principauté, le Théâtre de la Place de l’Église (Theater am Kirchplatz), se trouve à Schaan. Mais depuis octobre 2003, Vaduz abrite également le Kleintheater Schlösslekeller[3], qui propose des concerts, des numéros d'humoristes ou des représentations de petites pièces. La principauté compte plusieurs artistes locaux reconnus dans leur domaine, comme le sculpteur Georg Malin et les peintres Bruno Kaufmann et Martin Frommelt. http://fr.wikipedia.org/wiki/Principaut%C3%A9_de_Liechtenstein - article de WIKIPEDIA ou vous pourrez lire la suite de l'article

10:00 Écrit par petitefleur-06 dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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