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04.08.2014

République sérénissime de Saint-Marin

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_San_Marino.PNG La République sérénissime de Saint-Marin (Serenissima Repubblica di San Marino en italien) est le troisième plus petit État européen après le Vatican et Monaco (60,5 km²) et la doyenne des républiques. Enclavée à l’intérieur de l’Italie entre l’Émilie-Romagne et les Marches, la République compte environ 30 000 habitants, dont 1 000 étrangers vivant à Saint-Marin. Il y a 5 000 Saint-marinois vivant à l’étranger.

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300px-Carte_Saint-Marin_FR[1].JPG Histoire Article détaillé : Histoire de Saint-Marin. Vers l’an 300, un modeste tailleur de pierres nommé Marin aurait quitté son île natale de Rab, en Dalmatie, pour s’installer dans la ville de Rimini en tant que maçon. Avant même que la grande vague de persécution contre les chrétiens lancée par l’empereur Dioclétien en 303 n’ait commencé, le pieux Marin prit la fuite et se réfugia sur le mont Titano, situé à proximité. Un nombre grandissant de persécutés vinrent le rejoindre, et établirent ainsi sur le Titano une communauté chrétienne. La date officielle de naissance de cette communauté, aujourd’hui, est conventionnellement fixée au 3 septembre 301. En 313, suite à l’édit de tolérance de Constantin et à la fin des persécutions, Marin fut ordonné diacre par l’évêque de Rimini. Une patricienne romaine convertie au catholicisme, du nom de Donna Felicissima, lui fit par ailleurs don du mont Titano, dont elle détenait jusque-là la propriété. L’établissement définitif de la communauté de Saint-Marin est symbolisé par la mort de son fondateur à l’automne de l’an 366, et surtout par ses derniers mots: « Relinquo vos liberos ab utroque homine. » (« Je vous laisse libres des autres hommes »). Vers l’an 1200, l’accroissement continuel de la population avait fini par rendre nécessaire une expansion territoriale, et il fut procédé à deux reprises à l’achat de châteaux voisins et de leurs dépendances. Peu de temps auparavant, Saint-Marin était devenue une cité-république à part entière, dotée de son propre code juridique. Le plus ancien des codes ayant pu être conservés date de l’an 1295. Au cours des trois siècles suivants, les lois saint-marinoises furent constamment précisées et mises à jour dans de nouvelles versions : le sixième et dernier code, publié le 21 septembre 1600, est constitué de pas moins de six tomes et de 314 rubriques, ce qui témoigne du degré de sophistication atteint par la société. Dès cette époque, la république comptait pour sa protection sur une armée parfaitement formée et organisée, dans laquelle tout homme âgé de 14 à 60 ans était susceptible de servir en cas de conflit. À partir de 1243, la coutume fut prise d’élire deux capitaines-régents à la tête de la cité pour un mandat de six mois, une pratique encore en usage aujourd’hui. 180px-San_Marino_zamek_La_Rocca_o_Guaita[1].jpg La deuxième moitié du XIIIe siècle fut une période difficile pour la cité. La république de Rimini, d’obédience guelfe et alors sous la domination de la famille Malatesta, tenta de prendre le contrôle de Saint-Marin : seule une alliance contractée avec le gibelin comte d'Urbin Guy Ier de Montefeltro puis son fils Frédéric Ier permit de contrecarrer ce projet, au bout de plusieurs années de combats qui ne s’achevèrent qu’en 1299. Cette victoire ne mit cependant pas un terme aux tentatives d’annexion visant la ville. Dès 1291, un ecclésiastique nommé Teodorico tenta de soumettre les Saint-Marinois au pape et à l’impôt : une longue dispute juridique s’ensuivit, et fut résolue par un célèbre homme de droit et érudit originaire de Rimini, Palamede, qui trancha en faveur de Saint-Marin. À peine cinq ans plus tard, en 1296, ce fut la famille Feretrani qui tenta de revendiquer ce territoire, mais sans succès : un nouveau jugement de Palamede, communiqué par ailleurs au pape Boniface VIII, établit cette fois clairement la souveraineté pleine et entière des Saint-Marinois. Le conflit séculaire opposant la petite république à la famille Malatesta se termina en 1463 par la victoire de Saint-Marin, à l’issue de laquelle le pape Pie II attribua à la République les trois seigneuries de Fiorentino, Montegiardino et Serravalle. L’année suivante, la seigneurie voisine de Faetano fut volontaire pour intégrer à son tour la communauté saint-marinoise : cet épisode constitue à la fois la dernière guerre et la dernière expansion territoriale de Saint-Marin. César Borgia, le célèbre duc de Valentinois et fils du pape Alexandre VI, a certes envahi Saint-Marin en 1503 pour y imposer sa domination autoritaire. Néanmoins cette occupation fut de courte durée : l’armée de Borgia fut anéantie lors d’une révolte du duché d’Urbin, à laquelle participèrent d’ailleurs quelques Saint-Marinois. Une nouvelle invasion du territoire fut l’occasion de ressusciter la fierté nationale des Saint-Marinois : le 17 octobre 1739, le cardinal Giulio Alberoni, légat du pape en Romagne, s’attaqua à la République. Alberoni agissait ainsi pour son compte personnel et non par ordre du pape, et c’est tout naturellement vers ce dernier que Saint-Marin se tourna. Clément XII envoya sur place le cardinal Enrico Enriquez pour lui rendre compte de la situation. Sur la base des indications fournies par ce dernier, le pape enjoignit immédiatement au cardinal Alberoni de libérer Saint-Marin : le 5 février 1740, moins de six mois après l’invasion, la République retrouva ainsi sa liberté. Lorsqu’à partir de 1796, Napoléon Bonaparte assura sa domination à travers toute l’Italie en y fondant plusieurs États-satellites (République romaine à Rome, République parthénopéenne à Naples, etc.), Saint-Marin s’empressa de conclure des accords commerciaux avec ces nouvelles entités politiques, manifestant ainsi son alliance avec Bonaparte 180px-Garibaldi[1].jpg Giuseppe Garibaldi a trouvé refuge à Saint-Marin, dont il a obtenu la citoyenneté Il est souvent rapporté que Bonaparte, au cours de la campagne d’Italie, aurait donné l’ordre à ses troupes de s’arrêter aux frontières de Saint-Marin et de ne pas les franchir – le futur empereur était, selon plusieurs témoignages, un grand admirateur de ce petit État qui n’avait jamais fait acte de soumission à quiconque. En guise d’hommage, et avec la magnanimité du vainqueur, il voulut même offrir à Saint-Marin deux canons, plusieurs chariots de céréales et surtout une expansion territoriale jusqu’à la mer. La sagesse et la retenue légendaire des Saint-Marinois ne leur firent pas défaut en cette occasion : la perspective d’étendre leur territoire et de s’imposer aux yeux des autres nations fut poliment déclinée. La communauté avait en effet conscience qu’il leur aurait été par la suite impossible de vivre en paix avec leurs voisins. Seuls les chariots de victuailles, moins compromettants, trouvèrent grâce à leurs yeux… Pendant toute la période dite du Risorgimento, au cours de laquelle les mouvements révolutionnaires se multiplièrent en Italie, Saint-Marin servit de terre d’asile à de nombreux exilés. Suite à la répression des révolutions de 1848/49, le célèbre Giuseppe Garibaldi y trouva par exemple refuge, avant de recevoir en 1861 la citoyenneté saint-marinoise. Dès le 22 mars 1862, un ambitieux traité d’amitié et de coopération fut conclu entre Saint-Marin et le nouveau royaume d’Italie, les deux États y étant considérés sur un pied d’égalité. La convention fut renouvelée le 27 mars 1872. Suite à l’accession au pouvoir le 1er avril 1923 des deux premiers capitaines-régents d’idéologie fasciste, le parti fasciste saint-marinois (Partito Fascista Sammarinese) remporta la majorité absolue des sièges lors des élections du 4 avril. Par la suite, et malgré sa collaboration affichée avec le dictateur Benito Mussolini, la République ne fournit aucun soldat à l’armée italienne. Par ailleurs, la traditionnelle neutralité du petit État conduisit le gouvernement fasciste de Saint-Marin à ne pas s’engager officiellement dans la Seconde Guerre mondiale. Le 28 juillet 1943 vit finalement la dissolution du parti fasciste saint-marinois, trois jours après le renversement de Mussolini. Le petit État accueillit par la suite près de 100 000 réfugiés fuyant les combats plus au sud. Après avoir chassé les troupes allemandes de la région, les États-Unis s’installèrent à Saint-Marin à titre provisoire jusqu’en novembre 1944, notamment pour aider au rapatriement des nombreux réfugiés qui s’y trouvaient. Un élément souvent oublié tient à ce que la République, de 1947 à 1957 et à nouveau de 1978 à 1986, fut dirigée par un gouvernement marxiste-léniniste. À la fin des années 1980, le parti communiste connut un adoucissement de sa ligne idéologique et se rebaptisa Parti progressif-démocrate. Depuis lors, il dirige le pays conjointement avec le parti dominant des chrétiens-démocrates. Saint-Marin est devenu en 1988 un membre du Conseil de l’Europe et a adhéré en 1992 à l’Organisation des Nations unies. Politique 2_Euro_coin_Sm[1].JPG _Saint-Marin_federation.PNG Le trône d’un des deux capitaines-régents Article détaillé : Politique de Saint-Marin. État indépendant. C'est une des plus anciennes républiques du monde après l'Islande, et c'est en tout cas la plus ancienne république du monde ayant continuellement existé depuis sa création. Sa constitution, qui date de 1600, est la plus ancienne constitution encore en vigueur de nos jours. Le pouvoir législatif revient au Consiglio Grande e Generale (Conseil Grand et Général), dont les soixante membres sont élus par les citoyens tous les cinq ans. Le Conseil approuve le budget de l’État et nomme les capitaines-régents. Ces derniers sont les chefs de l’État et dirigent le Congresso di Stato : ils restent six mois en fonction et sont nommés solennellement deux fois par an, le 1er avril et le 1er octobre. Cependant, ils peuvent être élus pour un deuxième mandat , mais cela arrive très rarement. Certains ont à nouveau occupé ce poste après un certain temps. Les deux capitaines-régents parlent d'une seule voix. Le Congresso di Stato (Congrès d’État), dirigé par les capitaines-régents, détient le pouvoir exécutif. Il est composé de dix secrétaires d’État (Segretari di Stato). Le « Conseil des Douze » (Consiglio dei XII) est élu par le Consiglio Grande e Generale pour toute la durée de la législature. Il constitue le sommet de la juridiction administrative et la plus haute instance juridique de la République. L’Arengo était autrefois une institution médiévale regroupant tous les chefs de famille. Ses prérogatives ont depuis été transférées au Consiglio Grande e Generale. On désigne désormais sous le nom d’Arengo l’ensemble des Saint-marinois disposant du droit de vote. Les citoyens sont convoqués deux fois par an au Conseil, le dimanche suivant l’entrée en fonction des capitaines-régents, et peuvent ainsi soumettre des questions d’intérêt public à leurs représentants. La République de Saint-Marin entretient actuellement des relations diplomatiques et consulaires avec plus de soixante-dix pays, à l’intérieur comme à l’extérieur du continent européen. Les représentations diplomatiques du pays à l’étranger ont le plus souvent rang de consulats ou de consulats généraux, comme par exemple le consulat général de Francfort-sur-le-Main. Saint-Marin est membre de nombreuses organisations internationales, dont l’Organisation des Nations unies, l’UNESCO, le Conseil de l’Europe, le Fonds monétaire international, l’Organisation mondiale de la santé ou la Cour internationale de justice. La République entretient également des relations officielles avec l’Union européenne et participe aux travaux de l’OSCE.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_marin - article de WIKIPEDIA ou vous retrouverez la suite de l'article

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http://www.delcampe.net/page/list/cat,897,language,F.html - photos venant de ce site

09:39 Écrit par petitefleur-06 dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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