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31.01.2009

MONASTERE DE BATALHA AU PORTUGAL

Batalha est une municipalité (en portugais : concelho ou município) du Portugal, située dans le district de Leiria et la région Centre.

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Géographie

Monastère de Batalha

La municipalité est limitrophe :

à l'ouest et au nord, de Leiria,
à l'est, de Vila Nova de Ourém,
au sud-est, d'Alcanena,
au sud-ouest, de Porto de Mós.

La municipalité est limitrophe :

à l'ouest et au nord, de Leiria,
à l'est, de Vila Nova de Ourém,
au sud-est, d'Alcanena,
au sud-ouest, de Porto de Mós.

Histoire

La ville a été fondée par le roi Jean Ier, en même temps que démarrait la construction du monastère de Batalha (qui devait durer de 1386 à 1517), pour commémorer la victoire des troupes portugaises sur les troupes castillanes, lors de la bataille d'Aljubarrota, le 14 août 1385.

La ville proprement dite s'est vue octroyer sa charte municipale le 18 mars 1500.

Édifié pour commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans à la bataille d'Aljubarrota en 1385, le monastère des dominicains de Batalha fut pendant deux siècles le grand chantier de la monarchie portugaise où se développa un style gothique national original, profondément influencé par l'art manuélin, comme le montre le cloître royal, véritable chef-d'œuvre.

Patrimoine

Monastère de Batalha

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Le monastère de Batalha, dont le nom officiel est Convento de Santa Maria da Vitória, a été construit de 1385 à 1388. Il est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le monastère a été édifié pour commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans à la bataille d'Aljubarrota en 1385. Accueillant des moines dominicains, le monastère de Batalha fut pendant deux siècles le grand chantier de la monarchie portugaise où se développa un style gothique national original. Le cloître royal est considéré comme un véritable chef-d'œuvre de l'art manuélin.

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PHOTOS DE GENEVIEVE RICIOTTI

15:43 Écrit par petitefleur-06 dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |

13.01.2009

GRASSE LA CAPITALE DES PARFUMS

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Grasse

Vue de la ville de Grasse en décembre 2005

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La ville est considérée comme la capitale mondiale du parfum[2]. Elle possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris[3] et a été promue « Ville d'Art et d'Histoire[4] ». Elle est également « Ville Internet[5] ».

Situation Localisation et Physionomie

Grasse est une ville majeure du moyen-pays de la Côte d'Azur située dans l'ouest du département des Alpes-Maritimes à 12 km au nord de Cannes[8] sur la côte méditerranéenne. Sa distance à vol d'oiseau avec la préfecture, Nice, est de 29 km pour un cap de 79°, et avec la capitale nationale, Paris, est de 677 kilomètres pour un cap de 330°[8]. Sa superficie est de 4 444 hectares (44,44 km²) constitués d'importantes réserves forestières. La commune de Grasse s'étale sur une vaste superficie et un grand écart d'altitude : de moins de 100 à plus de 1000 mètres avec une altitude moyenne de 333 m[7].

L'habitat ancien (du XVIIe siècle au XVIIIe siècle) surtout concentré au centre ville sous la forme d'immeubles de hauteur limitée dans des ruelles étroites et sombres cohabite avec des villas et hôtels particuliers du XIXe siècle, souvenirs des premiers touristes de la ville, et des maisons modernes, signes de l'expansion démographique principalement dans les hameaux autour du centre.

Aux emplacements des anciennes cultures d'oliviers et de fleurs l'habitat se disperse. La commune compte d'importantes zones forestières (un quart du territoire est classé réserve naturelle communale).

On note des routes secondaires étroites et vers le centre-ville (zone en forte pente) des « traverses » - escaliers et chemins permettant un passage à pied entre rues horizontales. Au total, Grasse contient 200 km de voirie communale.[9]

La ville de Grasse

Climat

Grasse bénéficie d'un climat méditerranéen qui lui procure des températures exceptionnellement douces, comme en témoigne son image de lieu de villégiature et de repos. Les étés sont réputés pour être chauds, dépassant presque toujours les 25°C mais rarement les 30°C, comme dans le reste du département[12].

Les hivers sont plutôt doux et secs, régulièrement agrémentés de neige au dessus de 500 m, particulièrement dans la zone du bois de la Marbrière, au nord de la ville ; en revanche, l'enneigement total de la ville n'est pas systématique et se produit environ tous les deux ou trois hivers, et ce, sur une très courte période, le plus souvent aux alentours du mois de février.

Administration

Le logo de la ville de GrasseDe même que l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, Grasse a été détachée du département du Var, dont elle était le chef-lieu, en 1860, pour former avec le comté de Nice, offert à la France de Napoléon III par le roi de Sardaigne suite à la participation française dans l'unification italienne, le département des Alpes-Maritimes.

La parfumerie : activité historique

Parfumerie Fragonard à GrasseAu Moyen Âge, Grasse se spécialise dans le tannage du cuir. Une fois tannés, les cuirs sont souvent exportés vers Gênes ou Pise avec qui Grasse avait fait une alliance commerciale. Plusieurs siècles de cette intense activité furent les témoins de nombreux progrès techniques des industries de tannerie. Les cuirs de Grasse acquirent une réputation de grande qualité. Mais le cuir sent mauvais, chose qui ne plaît pas à la noblesse qui porte des gants en cette matière. C’est Galimard, tanneur à Grasse qui a l’idée de créer des gants en cuir parfumé. Il en offre une paire à Catherine de Médicis qui est séduite par le cadeau. Dés lors, le produit se répand à la Cour et dans toute la haute société et il fit de Grasse une réputation mondiale. Nous sommes au XVIIe siècle, c’est la grande époque des « Gantiers Parfumeurs ». Mais les taxes sur le cuir et la concurrence de Nice firent décliner l’industrie du cuir à Grasse et au cuir succéda le parfum.

Les senteurs rares du pays de Grasse (lavande, myrte, jasmin, rose, fleur d'oranger sauvage, mimosa) firent gagner à Grasse le titre de capitale mondiale du parfum. Le jasmin occupait il y a encore quelques décennies une main-d’œuvre importante : les fleurs devaient être cueillies à la main au lever du jour, au moment où leur parfum est le plus développé, pour être traitées immédiatement par enfleurage à froid.

Aujourd’hui encore, la parfumerie demeure le principal pôle industriel de Grasse. Un réseau d'une soixantaine d'entreprises y emploient 3 500 personnes dans la ville et les environs. En comptant les emplois induits ce sont près de 10 000 Grassois qui vivent des parfums. Presque la moitié de la taxe professionnelle de la ville provient de ce pôle industriel qui devance le tourisme et les services.

L’activité de la parfumerie à Grasse va de la production de matière premières naturelles (huiles essentielles, huiles concrètes, huiles absolues, résinoïdes, et de distillation moléculaire) à la fabrication de concentré, appelé aussi le jus. C’est ce concentré qui dilué dans, au moins, 80% d’alcool permet d'obtenir du parfum. Les arômes alimentaires, qui se développent depuis les années 1970, comptent pour plus de la moitié des débouchés de la production. Le bassin de Grasse à encore un rôle de premier plan dans le monde de la parfumerie, il représente près de la moitié de l’activité française de la parfumerie et des arômes et autour de 7-8% de l’activité mondiale.

Durant les années 1960 et 1970 de grands groupes internationaux ont progressivement racheté les usines locales familiales (Chiris, Givaudan-Roure et Lautier par exemple). La production a souvent été délocalisée. Mais l'industrie grassoise achève une longue mutation, il y a encore 30 ans la plupart des entreprises se focalisaient sur la production de matières premières. Cependant un parfum contient de nos jours une majorité écrasante de produits chimiques de synthèse. Les entreprises se sont donc adaptées en se tournant vers l’aromatique de synthèse et notamment vers les arômes alimentaires[76]. Face aux multinationales de la chimie, les industries grassoises ne peuvent rivaliser, elles profitent cependant d'avantages de taille tels que la connaissance des matières premières, les installations, les sous-traitants, etc. En outre, de grandes marques comme Chanel possèdent leurs propres plantations de roses et de jasmins à Grasse.[77]

Repères économiques

L'industrie de la parfumerie a permis à Grasse de conserver un secteur secondaire puissant autour de la filière arômes et parfums qui est reconnue internationalement[78] : 10 % du chiffre d'affaire mondial de cette filière et 50 % du chiffre d'affaire national est réalisé à Grasse. De fait, la ville constitue avec d'autres zones des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes un pôle de compétitivité national labellisé en juillet 2005 intitulé P.A.S.S (Parfums-Arômes-Senteurs-Saveurs)[79]. Le pôle parfums emploie 3 500 salariés directement et plus de 10 000 indirectement, des taux qui augmentent de 3 à 4 % par an[31].

Le tourisme est le deuxième secteur d'activité de la commune : avec plus de 2 millions de visiteurs annuels[80], la ville bénéficie de sa proximité avec les stations balnéaires de la Côte d'Azur, de son climat exceptionnellement doux, de son patrimoine historique reconnu et de ses traditions. Cependant, sa capacité hôtelière reste insuffisante : avec seulement 600 lits, Grasse n'a pas la capacité d'héberger tous les touristes qu'elle reçoit chaque année[31].

Parmi les autres secteurs d'activité, on note la grande distribution (12 magasins sur le territoire) et le petit commerce très développé dans le centre historique, mais menacé, et pour qui le Fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce (FISAC)[81], détenu par Grasse Développement, apporte des solutions telles que la carte Shopping[82].

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18:08 Écrit par petitefleur-06 dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

02.01.2009

TAORMINE EN SICILE

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Taormine, est une commune de la province de Messine en Sicile (Italie).

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Géographie

Taormina est située sur la côte est de la Sicile, à peu près à mi-chemin entre Messine et Catane (50 km), presque à la limite de la province de Catane.

Elle s’étend sur le Mont Tauro à 200 m d’altitude. La ville est en balcon sur la mer face à l’Etna. La Calabre, distante d'environ 30 km, est visible par temps clair ainsi que la nuit.

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Histoire

La légende dit que des marins grecs, passant sur la côte orientale de la Sicile, avaient oublié de sacrifier à Neptune. Celui-ci, en colère, fit chavirer leur embarcation. Le seul survivant, Théocle, parvint au Cap Schiso, non loin du site de Naxos (aujourd'hui Giardini-Naxos). Il retourna ensuite en Grèce pour narrer à ses compatriotes les merveilles de la Sicile. Certains, convaincus, décidèrent de venir s’y installer.

Taormina, entre les puissantes cités de Catane au Sud et de Messine au Nord, à proximité du continent, faisant face à la Grèce, occupait une position géographique clef. Cette situation a déterminé une grande part de son histoire. La ville actuelle ne se situe qu'à 5 km du site antique de Naxos, et on est certain que la cité romaine de Tauromenium (emplacement actuel de la ville) n'a pas existé avant la destruction de Naxos par Denys l'Ancien en 403 av. J.-C.. Les circonstances entourant sa fondation restent quelque peu confuses et incertaines.

En revanche, Diodore de Sicile nous rapporte qu'après avoir détruit Naxos, Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, mit en exil les survivants et attribua le territoire de la ville aux Sicules. Ces derniers, délaissant le site de la cité antique, s'établirent au Nord sur la colline du Taurus. Ils y construisirent tout d'abord un camp provisoire (en -396), puis érigèrent des murailles en pierre. Le camp devint alors une forteresse classique, et une nouvelle ville baptisée Tauromenium fut créée (Diodore de Sicile, XIV, 58-59). Le lieu était toujours dans les mains des Sicules en -394, tenant en échec Denys l'Ancien qui l'assiégea en vain pendant une grande partie de l'hiver -394. Même s'il avait réussi une fois, de nuit et par surprise, à se frayer un chemin à travers les murs, il fut repoussé en subissant de lourdes pertes. (Ibid. 87-88). Cependant, dans le traité de paix conclu en -392, il fut expressément stipulé que Tauromenium devait être assujettie à Denys, qui expulsa la plupart des Sicules qui s'étaient installés là, et qui y installa ses propres mercenaires (Ibid. 96). Nous n'avons pas d'informations sur Tauromenium entre cette date et -358, date à laquelle Diodore nous rapporte qu'Andromachus, père de l'historien Timée de Tauroménion, réussit à réunir ce qui restait des exilés de Naxos, disséminés à travers la Sicile, et à tous les installer à Tauromenium (Ibid., XVI, 7). Contrairement à ses précédents témoignages, Diodore relate ici ces évènements comme s'il s'agissait d'une nouvelle fondation de la ville, voire comme la première fois qu'on donnait son nom à la cité. On ne sait pas exactement ce que sont devenus les anciens habitants. Cependant on peut considérer ce témoignage fiable dans les grandes lignes, et que c'est à cette date (-358) que la ville de Tauromenium fut enfin considérée comme une cité grecque à part entière, prenant ainsi la place de Naxos même s'il en occupait pas le site (Wesseling, ad Diod. XIV 59.). Ainsi la phrase de Pline l'Ancien affirmant que Tauromenium avait jadis été nommée Naxos, est plus ou moins correcte (Pline III, 8, s 14).

Cette nouvelle implantation semble être devenue prospère rapidement. À l'époque de l'expédition de Timoléon en -345, c'était vraisemblablement une ville importante. Ce fut le premier endroit en Sicile où ce chef mit pied à terre, réussissant à déjouer la vigilance des Carthaginois qui gardaient le détroit de Messine (Diodore XVI 68; Plutarque Timol. 10). La cité était encore sous la direction d'Andromachus, dont le gouvernement juste et équitable contrastait avec celle des tyrans et despotes des autres villes siciliennes (comme à Syracuse par exemple). Il accueillit chaleureusement Timoléon, et lui offrit repos et sécurité jusqu'à ce qu'il puisse mener à bien ses plans dans les autres régions de la Sicile (Diod. l. c.; Plut. l. c.). Contrairement aux autres tyrans et chefs qui furent chassés par Timoléon, il est certain qu'Andromachus conserva son statut de chef et son autorité, et ce jusqu'à sa mort (Marcellin. Vit. Thucyd. § 27.). Tauromenium est ensuite assez peu mentionnée dans les textes. Il est probable qu'elle passa sous l'autorité d'Agathocle de Syracuse, qui conduisit l'historien Timée à l'exil. Quelque temps après, la ville fut soumise par un tyran local du nom de Tyndarion, contemporain de Hicetas de Syracuse et de Phintias d'Agrigentum (Diod. XXII Exc. H. p. 495.). Tyndarion fut l'un de ceux qui invitèrent Pyrrhus Ier en Sicile (-278). Lorsque le monarque (formidable général de guerre mais piètre homme politique) débarqua avec son armée à Tauromenium, Tyndarion le rejoignit avec toutes ses forces, le supportant dans sa marche sur Syracuse (Diod. l. c. pp. 495, 496). Quelques années plus tard, on retrouve la trace de Tauromenium : elle est alors tombée sous la coupe de Hiéron de Syracuse, et elle a servi de bastion dans la guerre contre les Mamertins (Ibid. p. 497). Elle fit également partie des villes laissées sous sa domination par le traité de paix avec les Romains en -263 (Diod. XXIII p. 502). C'est pourquoi le nom de Tauromenium n'est pas cité pendant la Première Guerre punique.

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Tauromenium fit partie intégrante du royaume de Syracuse jusqu'à la mort de Hiéron. Elle passa ensuite sous la domination de Rome lorsque la totalité de la Sicile devint une province romaine. On ne possède cependant que peu d'informations sur sa participation à la Deuxième Guerre punique, même si d'après une allusion d'Appien (Sic. 5) il semble qu'elle se soit soumise à Marcellus en des termes favorables. C'est probablement à cette occasion qu'elle obtint la position particulièrement bénéfique qu'elle conserva sous la domination romaine. En effet, Cicéron nous rapporte que Tauromenium était une des trois villes siciliennes disposant du statut de civitas foederata (cité alliée). Ainsi elle garda une indépendance nominale et n'était même pas sujette comme Messine à l'obligation de fournir des bateaux de guerre (Cicéron Verrines II 6, III 6, V 19). La ville subit de lourds dommages lors de la Première Guerre servile (-364 - -132. Elle tomba aux mains des esclaves insurgés qui, étant donné la position de la ville, en firent un de leurs bastions. Ils furent ainsi capables de défier longuement le consul Publius Rupilius. Ils résistèrent jusqu'à ce qu'ils furent réduits à la famine, et trahis par un de leurs chefs du nom de Sarapion. Tous les survivants périrent par l'épée (Diod. XXXIV. Exc. Phot. p. 528; Oros. v. 9). Tauromenium a aussi subi un lourd tribu lors de la guerre menée par Sextus Pompée en Sicile. En raison de la position stratégique de la ville, il en fit en -36 un de ces principaux points d'appui contre Auguste. La ville fut d'ailleurs témoin d'une bataille navale entre une partie de la flotte d'Octave, commandée par le triumvir en personne, et celle de Pompée qui se termina par la défaite de celui-ci et la quasi totale destruction de sa flotte (Appian, B.C. v. 103, 105, 106-11, 116; Dion Cassius XLIX 5). Après la défaite de Pompée, Auguste choisit d'y établir une colonie romaine par mesure de précaution du fait de sa position de force. Il fit ainsi expulser les anciens habitants pour y installer ses colons (Diod, XVI 7). Strabon mentionne Tauromenium comme une des villes subsistant encore de son temps sur la côte est de la Sicile, même si la population était inférieure à celle de Messine ou de Catane (Strab. VI pp. 267, 268). Pline et Ptolémée lui assignent tous deux le rang de colonia (Plin. III 8. s. 14; Ptol. III 4. § 9), et il semble d'ailleurs que ce fut une des villes de Sicile à continuer de recevoir de la considération sous l'Empire romain. Son territoire était connu pour la qualité de son vin (Plin. XIV 6. s. 8), et produisait une sorte de marbre qui semble avoir été très demandée (Athen. v. p. 207.). Juvénal mentionne également ses produits de la mer, en particulier des mulets de choix (Juv. v. 93.). Les Itinéraires placent Tauromenium à 40 km de Messine et à la même distance de Catane (Itinéraire d'Antonin p. 90; Table de Peutinger). La ville demeure une des plus importantes villes de Sicile après la chute de l'Empire d'Occident. Grâce à sa position de force, elle fut l'une des dernières places-fortes à demeurer aux mains de l'Empire byzantin dans la région. Mais la ville fut prise par les Sarrasins en 906 après un siège de deux ans, et fut totalement détruite.

En 1079, elle est reconstruite et dirigée par le Normand Roger de Hauteville. Il s’en suivra une longue période de prospérité.

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À la fin du XIXe siècle, Taormina fut rendue célèbre par Wilhelm von Gloeden qui y travailla pendant la majeure partie de sa vie à photographier principalement des hommes nus. Le premier touriste important de Taormina fut Goethe qui dédia à la ville quelques pages exaltantes dans son livre intitulé Voyage en Italie. Le peintre Otto Geleng est aussi reconnu pour avoir participé à la renommée de Taormina, même s'il était mieux connu dans sa ville de Berlin où il exposait les peintures qu'il avait peintes en Italie. Cependant, ce qui distingue Geleng est son choix de peindre les régions les plus méridionales de l'île, réussissant à capturer les vues et lumières les plus spectaculaires. Il peignit souvent les endroits où se trouvaient des ruines grecques, en particulier Taormina. Ses œuvres ont fait parler de la beauté de Taormina, et en ont fait une destination touristique prisée. L'artiste arriva à 20 ans à la recherche de nouveaux sujets pour ses peintures. Sur sa route vers Taormina il devint si amoureux du paysage qu'il décida d'y faire halte pendant une partie de l'hiver. Geleng commença à peindre tout ce que Taormina pouvait offrir : les ruines, la mer, les montagnes, paysages qu'on ne retrouve nulle part en Europe. Lorsqu'il exposa plus tard ses peintures à Paris et Berlin, on critiqua son imagination débridée. En entendant ceci, Geleng les incita à venir avec lui à Taormina, leur promettant de payer leur voyage s'il ne disait pas la vérité.

Au début du XXe siècle, la ville devint une villégiature pour des artistes, des écrivains et des intellectuels expatriés. David Herbert Lawrence resta à la Fontana Vecchia de 1920 à 1922, et écrivit bon nombre de ses poèmes, romans, nouvelles, essais, et un livre de voyage : Sea and Sardinia. Charles Webster Leadbeater, l'auteur théosophe, trouva que Taormina avait les bons champs magnétiques pour que Jiddu Krishnamurti développe ses talents. Le jeune Krishnamurti y vint donc de temps en temps. Halldór Laxness, l'auteur islandais, travailla là sur le premier roman islandais moderne : Vefarinn mikli frá Kasmír.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Taormina#Histoire - lire la suite de l'article sur WIKIPEDIA


Île Belle (Taormina)

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Pays Italie
Localisation Mer Ionienne

Vue de l’île Belle depuis la plageL’île Belle est une petite île située à Taormina dans la province de Messine. La courte distance qui la sépare du rivage s'annule parfois lors des marées, donnant alors à l’île un statut de presqu'île. Elle est aussi appelée la Perle de la Méditerranée.

Son nom lui fut donné par le baron allemand Wilhelm von Gloeden qui diffusa partout à travers le monde la valeur artistique de l’île.

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Pays Italie
Localisation Mer Ionienne

Histoire

Offerte en 1806 par Ferdinand Ier des Deux-Siciles à Pancrazio Ciprioti, maire de Taormina. En 1890, elle fut acquise par Florence Trevelyan, petite-fille de la Reine Victoria du maire philanthrope de Taormina, Salvatore Cacciola qui la valorisa en y construisant une maisonnette pittoresque. L’île fut ensuite léguée héréditairement à l’unique petit-fils masculin de Florence, Cesare Acrosso.

En 1954, elle fut acquise par les frères Busurgi qui y firent construire une splendide résidence avec une minuscule piscine camouflée entre les roches et les plantations.

En 1984, sur sollicitation de la commune de Taormina, l’Assesseur régional des Biens Culturels déclara l’île Belle comme un monument d’intérêt historique mérité : « exemple isolé d'unique valeur naturelle, historique et culturelle», la soumettant donc à tutelle. Le décret considéra l’île comme un « monument naturel ».

En 1990, l'île fut finalement mise aux enchères et acquise par l'Assesseur des Biens Culturels. En 1998, elle fut instituée comme Réserve naturelle gérée par le WWF avant de passer entre les mains de la province de Messine.

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Vue de l’île Belle depuis la plage

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Belle_(Taormina)

18:07 Écrit par petitefleur-06 dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |