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16.06.2009

Mahdia - jolie ville de Tunisie

Mahdia (مهدية) est une ville côtière tunisienne située à 205 kilomètres au sud de Tunis. Chef-lieu du gouvernorat du même nom, elle constitue une municipalité comptant 45 977 habitants en 2004[1].

Construite à l'origine sur une presqu'île de 1 400 mètres de longueur sur 500 mètres de largeur, elle abrite l'un des premiers ports de pêche du pays. De plus, l'activité touristique pèse de plus en plus dans l'économie locale. Enfin, c'est un centre tertiaire en développement qui a développé depuis quelques années un pôle d'enseignement supérieur (avec notamment l'établissement de l'Institut d'économie et de gestion ouvert en 1999).

Histoire

Ses noms historiques sont Jemma, Aphrodisium et Cap Africa.

Sa situation géographique stratégique et ses fortifications permettent à la ville de jouer un rôle de premier plan dans le bassin méditerranéen jusqu'au XVIe siècle. Mahdia est tout d'abord un comptoir phénicien puis romain sous le nom d'Aphrodisium[2] avant d'être officiellement fondée en 916 par le premier calife fatimide Ubayd Allah al-Mahdi[3] qui lui donne son nom actuel. La ville devient ainsi la « capitale » des Fatimides en 921[3] et le reste jusqu'en 973, date à laquelle Le Caire devient leur capitale[4]. Assiégée durant huit mois (944-945) par les kharidjites sous la conduite de leur chef Abu Yazid, la ville résiste victorieusement.

En 1057, les Zirides s'y réfugient face à la menace des Hilaliens. Le roi normand Roger II de Sicile l'occupe en 1148 et maintient son assise sur la ville jusqu'à la chute de celle-ci, dans les premiers jours de 1160, aux mains des Almohades. La ville perd alors de son importance politique au profit de Tunis mais n'en demeure pas moins un important port considérée comme la clé du pays.

La ville est la proie de plusieurs sièges. En 1390[5], devant la perte de ses positions commerciales en Tunisie en faveur de Venise, Gênes organise une expédition militaire à laquelle elle a voulu donner le caractère d'une nouvelle croisade, au prétexte de se venger de la piraterie des barbaresques contre les chrétiens. Elle obtient l'assistance d'un corps de seigneurs franco-anglais, dont Louis II de Bourbon qui en prend le commandement. La place, défendue par les Arabes de Bougie (actuelle Béjaïa), de Bône, de Constantine et d'autres pays du Maghreb, venus au secours des Tunisiens, résiste à toutes les attaques, et les alliés, que les mésintelligences ne tardent pas à diviser, sont obligés de reprendre la mer après soixante et un jours de combats infructueux[6].

Mahdia est prise au XVIe siècle par le corsaire Dragut qui en fait son repère[7]. Charles Quint s'empare de la ville en 1550. Les Espagnols y restent jusqu'en 1554 et, en repartant, font sauter les remparts que les Ottomans ne reconstruiront que partiellement[8]. Depuis, la ville a retrouvé son calme et est devenue l'un des plus grands ports de pêche de Tunisie.

La « galère de Mahdia », remontant au Ier siècle av. J.-C. et chargée d'objets d'art athéniens est retrouvée à six kilomètres au large de Mahdia. Elle fait de la ville l'un des plus riches sites de l'archéologie sous-marine en Tunisie.

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Démographie

Lors de l'évacuation de la ville, les armées espagnoles prennent soin d'expulser la quasi-majorité des populations autochtones[réf. nécessaire]. Paradoxalement, on sait peu de choses des Mahdois avant l'arrivée des Ottomans. Sont-ils chiites comme pourrait le supposer le passé fatimide de la ville ? Sont-ils en majorité « orientaux », à savoir apparentés aux Syro-Libanais ? Sont-ils tout simplement arabo-berbères comme leur environnement ethnique immédiat ? Il est difficile d'y répondre mais toujours est-il que, suite à la conquête ottomane, la ville est exsangue. Toutefois, les nouveaux maîtres turcs comprennent facilement la haute valeur stratégique de Mahdia. Aussi s'empressent-ils de la repeupler. Beaucoup d'historiens tunisiens s'accordent à dire que la majorité des anciens habitants grossissent alors les rangs des villes de Monastir, Sousse ou Sfax[réf. nécessaire] tant l'avenir de Mahdia semble alors incertain.

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Lors de l'évacuation de la ville, les armées espagnoles prennent soin d'expulser la quasi-majorité des populations autochtones[réf. nécessaire]. Paradoxalement, on sait peu de choses des Mahdois avant l'arrivée des Ottomans. Sont-ils chiites comme pourrait le supposer le passé fatimide de la ville ? Sont-ils en majorité « orientaux », à savoir apparentés aux Syro-Libanais ? Sont-ils tout simplement arabo-berbères comme leur environnement ethnique immédiat ? Il est difficile d'y répondre mais toujours est-il que, suite à la conquête ottomane, la ville est exsangue. Toutefois, les nouveaux maîtres turcs comprennent facilement la haute valeur stratégique de Mahdia. Aussi s'empressent-ils de la repeupler. Beaucoup d'historiens tunisiens s'accordent à dire que la majorité des anciens habitants grossissent alors les rangs des villes de Monastir, Sousse ou Sfax[réf. nécessaire] tant l'avenir de Mahdia semble alors incertain.




http://fr.wikipedia.org/wiki/Madhia suite de l'article surWIKIPEDIA

 

 

23:53 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |

Commentaires

Encore une ville que je ne connaissais pas! Merci pour toutes ces explications et ces photos, n'hésitez pas à les poster sur le site de voyages Trivago!
je vais aller lire vos articles sur Béziers et Sauvian, j'habite moi aussi dans le coin, à bientôt!

Écrit par : maud | 05.05.2010

Les commentaires sont fermés.