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28.11.2009

Cyclades - secteur de position des îles grecques

Les Cyclades (en grec Κυκλάδες / Kykládes) sont les îles grecques de la mer Égée méridionale, qui forment un nome de la région de l’Égée-Méridionale. L’archipel comprend environ 2 200 îles, îlots et îlots-rochers. Seules 33 îles sont habitées. On les appelle Cyclades car elles forment un cercle (en grec ancien κύκλος / kúklos) autour de l’île sacrée de Délos.

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Définition de l'archipel

Le nombre des îles considérées comme faisant partie des Cyclades a varié au cours de l'histoire. Selon Strabon[1], on pensait dans l'Antiquité que le groupe comprenait originellement douze îles, auxquelles trois étaient venues s'ajouter par la suite; citant Artemidore, il énumère quinze îles dont sont alors absentes les îles du sud-est (Folegandros, Sikinos, Ios, Théra, Amorgos, Anaphi) qui sont alors désignées du nom de Sporades.

Histoire des Cyclades

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Les Cyclades (en grec : Κυκλάδες / Kykládes) sont les îles grecques de la mer Égée méridionale. L'archipel comprend environ 2 200 îles, îlots et îlots-rochers. Seules trente-trois îles sont habitées. Pour les anciens, elles formaient un cercle (en grec ancien κύκλος / kúklos) autour de l'île sacrée de Délos, d'où le nom de l'archipel. Les plus connues sont, du nord au sud et d'est en ouest : Andros, Tinos, Myconos, Naxos, Amorgos, Syros, Paros et Antiparos, Ios, Santorin, Anafi, Kéa, Kythnos, Sérifos, Sifnos, Folégandros et Sikinos, Milos et Kimolos, auxquelles on peut ajouter les petites Cyclades : Iraklia, Schinoussa, Koufonissia, Kéros, Donoussa ainsi que Makronissos entre Kéa et l’Attique, Gyaros en face d’Andros, Polyaigos à l’est de Kimolos et Thirassia, en face de Santorin. Elles reçurent aussi parfois le nom générique d’Archipel[N 1].

Les îles sont en position de carrefour entre l'Europe et l'Asie mineure, l'Europe et le Proche-Orient ainsi qu'entre l'Europe et l'Afrique. Dans les temps anciens, lorsque la navigation n'était que du cabotage et que les marins cherchaient à ne jamais perdre de vue la terre, elles jouaient un rôle essentiel d'étape. Jusqu'à une époque très récente, cette situation fit leur fortune : le commerce était une de leurs activités principales, et leur malheur : leur contrôle permettait aussi le contrôle des routes commerciales et stratégiques en Égée.

De nombreux auteurs les considéraient, voire les considèrent encore, comme une seule entité, comme une unité. Le groupe insulaire est en effet assez homogène d'un point de vue géomorphologique ; de plus les îles sont visibles les unes des autres tandis qu'elles sont nettement séparées des continents qui les entourent[1]. L'aridité du climat et des sols suggère aussi l'unité[N 2]. Si ces faits physiques sont indéniables, d'autres facteurs de cette unité sont plus subjectifs. Ainsi, chez certains auteurs, on peut lire, à tort, que la population insulaire serait restée, de toutes les régions de Grèce, la seule d'origine, n'ayant pas été mélangée à des apports extérieurs[N 3],[N 4]. Mais, les Cyclades ont malgré tout souvent connu des destinées différentes.

Leurs ressources naturelles et leur rôle potentiel d'étapes commerciales leur ont permis d'être peuplées dès le néolithique. Grâce à ces atouts, elles connurent une culture brillante au IIIe millénaire av. J.-C. : la civilisation des Cyclades (cycladique). Les puissances protohistoriques, minoenne puis mycénienne, y firent sentir leur influence. Les Cyclades connurent un nouvel apogée à l'époque archaïque (VIIIe siècle av. J.-C. - VIe siècle av. J.-C.). Les Perses cherchèrent à s'en emparer lors de leurs tentatives de conquête de la Grèce. Elles entrèrent alors dans l'orbite d'Athènes avec les ligues de Délos. Les royaumes hellénistiques se les disputèrent tandis que Délos devenait une grande puissance commerciale.
Les activités commerciales se poursuivirent donc durant les empires romains et byzantins. Elles furent cependant suffisamment prospères pour attirer la convoitise des pirates. Les croisés de la Quatrième croisade se partagèrent l'Empire byzantin et les Cyclades entrèrent dans l'orbite vénitienne. Les seigneurs féodaux occidentaux créèrent un certain nombre de fiefs dont le principal était le Duché de Naxos. Celui-ci finit par être conquis par l'Empire ottoman qui laissa une certaine autonomie administrative et fiscale aux îles. La prospérité économique se poursuivit, malgré les pirates. Aussi, l'archipel eut une attitude ambiguë lors de la guerre d'indépendance. Devenues grecques dès les années 1830, les Cyclades partagèrent l'histoire de la Grèce depuis lors. Elles connurent d'abord une phase de prospérité commerciale, toujours grâce à leur position géographique, avant que les routes commerciales et les moyens de transport changent. Elles souffrirent alors de l'exode rural. L'afflux des touristes apporta un renouveau. Mais, l'industrie touristique n'est pas de nos jours la seule ressource des Cyclades.

 

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Antiparos

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Carte historique des Cyclades pour le Voyage du jeune Anacharsis
Il faut absolument allez sur wikipédia pour voir cet article c'est impressionnant voici quelques photos prises au hasard
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reconstitution d'une tombeà ciste
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Vase mycénien à décor  de poulpe
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Lion de Naxos à Délos.
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La Vénus de Milo, une des statues hellénistiques les plus célèbres, signe du dynamisme des Cyclades durant cette période.

Un archipel disputé entre les royaumes hellénistiques D’après Démosthène[45] et Diodore de Sicile[46], le tyran thessalien Alexandre de Phères mena des opérations de piraterie dans les Cyclades vers 362-360 avant l’ère commune. Ses navires se seraient emparés de quelques-unes des îles, dont Tinos, et auraient emporté un grand nombre d’esclaves. Les Cyclades se révoltèrent à l'occasion de la troisième guerre sacrée (357-355) qui vit l'intervention de Philippe II de Macédoine contre la Phocide alliée à Phères. Elles commencèrent alors à passer dans l'orbite du Royaume de Macédoine.

Dans leur lutte d'influence, les dirigeants des royaumes hellénistiques affirmèrent souvent vouloir maintenir la «liberté» des cités grecques, en réalité contrôlées par eux et souvent occupées par des garnisons.
À partir de 314 avant l'ère commune, Antigone le Borgne créa ainsi la Ligue des Nésiôtes (Insulaires) autour de Tinos et de son sanctuaire renommé de Poséidon et Amphitrite, moins politiquement marqué que le sanctuaire d'Apollon sur Délos[47]. Vers 308, la flotte égyptienne de Ptolémée parcourut l'archipel, au cours d'une expédition dans le Péloponnèse, et «libéra» Andros[N 6]. La ligue des Nésiôtes se serait peu à peu élevée jusqu'au niveau d'État fédéral au service des Antigonides, puisque Démétrios Ier Poliorcète se serait appuyé sur elle pour ses campagnes navales[48].
Les îles passèrent ensuite sous la domination des Ptolémées. À l'époque de la guerre chrémonidéenne, des garnisons de mercenaires avaient été installées dans un certain nombre d'îles dont Santorin, Andros et Kéa[49]. Mais, vaincus à Andros entre 258 et 245[N 7], les Ptolémées les cédèrent aux Macédoniens d'Antigone Gonatas. Cependant, à cause de la révolte d'Alexandre, fils de Cratère, les Macédoniens ne purent totalement contrôler l'Archipel qui entra dans une phase d'instabilité. Antigone Dosôn les contrôlait encore lorsqu'il s'attaqua à la Carie ou qu'il défit Sparte à Sellasia en 222 avant l'ère commune. Démétrios de Pharos ravagea ensuite l’archipel[50] et en fut chassé par les Rhodiens[47].

Philippe V de Macédoine, après la Première guerre macédonienne, se tourna contre les Cyclades qu'il fit ravager par le pirate étolien Dicéarque[51] avant d'en prendre le contrôle en installant des garnisons sur Andros, Paros et Kythnos[52].
Après Cynocéphales, les îles passèrent aux Rhodiens[52] puis aux Romains. Les Rhodiens auraient donné un nouvel élan à la Ligue des Nésiotes[47].

La « maison de Cléopâtre » sur Délos.jpg

La « maison de Cléopâtre » sur Délos*

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Ermopouli, le port de Syros, avec les deux cathédrales, catholique et orthodoxe, se faisant face, chacune sur sa colline.

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15:35 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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