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19.12.2009

L’île Saint-Honorat * le monastère de Lérins

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L’île Saint-Honorat est l'une des deux îles de Lérins situées en face de Cannes dans les Alpes-Maritimes.

Elle est la plus éloignée de la côte et la plus petite des deux îles. Longue de 1 500 m, large de 400 m, elle présente une côte basse moins accueillante que l'île Sainte-Marguerite, dont elle est séparée par un étroit chenal dit : « plateau du Milieu ». Elle est boisée de pins maritimes et de superbes pins parasols.

L'île Saint-Honorat a toujours eu une vocation monastique : on y trouve le monastère de Lérins. Son ancien monastère fortifié, situé dans la presqu'île dans le sud de l'île et visible de loin, domine directement la mer.

 Histoire

L'île Saint-Honorat perpétue le souvenir d'Honorat d'Arles (saint Honorat). À la fin du IVe siècle, saint Honorat, recherchant la solitude, se fixe dans une des deux îles « Lerinas » mais sa retraite est connue et les disciples accourent. Résigné, le saint fonde un monastère qui comptera parmi les plus illustres et les plus puissants de la chrétienté. Les pèlerins s'y rendent en foule car ils reçoivent les mêmes indulgences que pour un voyage en Terre Sainte. Ils font, pieds nus, le tour de l'île : on voit un pape, en visite à Lérins, suivre avec humilité cette antique tradition. De nombreux fidèles de France et d'Italie se font enterrer dans le monastère. En 660, saint Aygulf y établit la règle bénédictine.

Les incursions des Sarrasins, des corsaires génois, la mise en commende, les attaques espagnoles, les garnisons placées dans l'île ne sont guère favorables à la vie monastique. En 1047, les plus jeunes moines sont capturés et emmenés en Espagne puis rachetés par saint Yzarn.

Après de multiples et nombreuses attaques, il est instauré au XIVe siècle un système de signalisation entre la tour fortifiée du monastère et la tour du Suquet, située à Cannes. En 1400 l'île est de nouveau pillée ; dès lors, l'abbaye sera gardée par des soldats qui habiteront dans les endroits fortifiés du monastère.

Entre 1635 et 1637, les Espagnols envahissent l'île, la fortifient, disposent des batteries de canons sur les chapelles et s'y installent. La décadence importante au sein de l'abbaye entraine en 1788 la fermeture du couvent, où il ne restait plus que quatre religieux. Confisqué à la Révolution, il est vendu.

Une actrice de la Comédie-Française, Mlle Sainval, créatrice du rôle de la Comtesse dans le Mariage de Figaro de Beaumarchais, fuyant les troubles de la Révolution, l'achète et y vit pendant vingt ans[1]. Pour égayer la salle capitulaire, l'actrice fit peindre, au-dessus des portes, des bergers et des bergères en conversations galantes.

En 1859, le monastère est rendu au culte. Depuis 1869, il appartient aux moines cisterciens de la congrégation de Sénanque.

En 1886, l'île Saint-Honorat reste rattachée à l'évêché de Fréjus alors que les autres paroisses constituant l'arrondissement de Grasse au temporel étaient transférées à l'évêché de Nice.

Fichier:Abbaye de Lérins.jpg

 
L'église abbatiale et le monastère de l'abbaye de Lérins.

Fichier:Church and monastery of the Lérins Abbey.jpg

Un vignoble réputé à la fin du XIXe siècle, la communauté monastique à créé une distillerie. Fermée en 1903 pour éviter les expulsions, au moment de la séparation des Églises et de l'État en 1905, elle fonctionnera de nouveau après la Seconde Guerre mondiale. Elle existe encore aujourd'hui, équipée d'un magnifique alambic de 1948, piloté par le frère Giancardo, maître liquoriste, produisant des liqueurs réputées[2] :

  • lérina verte aux arômes floraux intenses avec des notes de menthe, de verveine et d'anis[3]
  • lérina jaune plus emprunte de fleurs sauvages et d'écorce d'agrumes;
  • liqueur mandarine,
  • lérincello, aux arômes citronés et au nez subtil, fort prisée des voisins transalpins
  • marc de Lérins.

Mais surtout, les moines ont développé et exploitent un vignoble de 8 hectares qui produit 12 000 bouteilles de liqueur et 45 000 bouteilles d'un vin d'exception vendu à de nombreux restaurants français étoilés, à l'Hôtel Matignon, au Palais de l'Élysée, à l'Assemblée nationale, mais aussi exporté en Europe et aux États-Unis, grâce au site Web de l'Abbaye[4].

Le Club des amis du vignoble de Saint-Honorat ne cesse de grandir, avec 1.680 membres dont le chef Alain Passard parmi les fondateurs.

En 2007, le cumul des ventes de vins, liqueurs et autres produits monastiques commercialisés à la boutique, représente pour la communauté un chiffre d'affaires de 960 000 euros. Et avec une cuvée Saint-Sauveur 2005 récompensée d'une médaille d'or au concours des Syrah du Monde 2007, devant 324 concurrents en provenance de 17 pays, l'avenir se présente sous les meilleurs auspices pour l'abbaye de Lérins, dans le plus grand respect de la nature et des personnes qui travaillent dans ces vignes.

En 2008, la récolte est d'une qualité exceptionnelle, baptisée cuvée Saint-Salonius, qui s'installa sur Léro, ancien nom de l'île Sainte-Marguerite, aux environs de 420 avec son père Eucher, sa mère Gala et son frère Véran, avant d'être formé avec la première génération de Lériniens à l'abbaye de Lérins[5][6].

 

Fichier:Saint-Honorat - colonnes gênoises 2.jpgFichier:Saint-Honorat - restauration Viollet-le-Duc.jpg

Fichier:Saint-Honorat - chapelle de la Trinité.jpg

Fichier:Saint-Honorat - contre-plongée.jpg

Chapelle de la Trinité

Fichier:Fortified monastery of Abbey Lérins - Ile Saint-Honorat - Cannes - France.jpg

 

 Un vignoble réputé

Comme beaucoup de monastères à la fin du XIXe siècle, la communauté monastique à créé une distillerie. Fermée en 1903 pour éviter les expulsions, au moment de la séparation des Églises et de l'État en 1905, elle fonctionnera de nouveau après la Seconde Guerre mondiale. Elle existe encore aujourd'hui, équipée d'un magnifique alambic de 1948, piloté par le frère Giancardo, maître liquoriste, produisant des liqueurs réputées[2] :

  • lérina verte aux arômes floraux intenses avec des notes de menthe, de verveine et d'anis[3]
  • lérina jaune plus emprunte de fleurs sauvages et d'écorce d'agrumes;
  • liqueur mandarine,
  • lérincello, aux arômes citronés et au nez subtil, fort prisée des voisins transalpins
  • marc de Lérins.

Mais surtout, les moines ont développé et exploitent un vignoble de 8 hectares qui produit 12 000 bouteilles de liqueur et 35 000 bouteilles d'un vin d'exception vendu à de nombreux restaurants français étoilés, à l'Hôtel Matignon, au Palais de l'Élysée, à l'Assemblée nationale, mais aussi exporté en Europe et aux États-Unis, grâce au site Web de l'Abbaye[4].

Le Club des amis du vignoble de Saint-Honorat ne cesse de grandir, avec 1.680 membres dont le chef Alain Passard parmi les fondateurs.

En 2007, le cumul des ventes de vins, liqueurs et autres produits monastiques commercialisés à la boutique, représente pour la communauté un chiffre d'affaires de 960 000 euros. Et avec une cuvée Saint-Sauveur 2005 récompensée d'une médaille d'or au concours des Syrah du Monde 2007, devant 324 concurrents en provenance de 17 pays, l'avenir se présente sous les meilleurs auspices pour l'abbaye de Lérins, dans le plus grand respect de la nature et des personnes qui travaillent dans ces vignes.

En 2008, la récolte est d'une qualité exceptionnelle, baptisée cuvée Saint-Salonius, qui s'installa sur Léro, ancien nom de l'île Sainte-Marguerite, aux environs de 420 avec son père Eucher, sa mère Gala et son frère Véran, avant d'être formé avec la première génération de Lériniens à l'abbaye de Lérins[5][6].

suite de l'émission REPORTAGE de  ce jour

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Saint-Honorat

 

14:47 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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