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21.07.2012

LES VILLES MORTES DE SYRIE - SERGILLA

SERGILLA  -  VILLES MORTES DE SYRIE

 

Les ruines forment un vaste ensemble éparpillé sur plusieurs collines boisées (maquis, oliviers). C'était un riche bourg agricole fondé au IVe siècle sur une route commerciale importante entre Antioche et Apamée, dont l'économie était basé sur la production d'huile d'olive et de vin. Il se développe grâce aux moines qui s'y installent : entre le Ve et le VIIe siècle sont construits cinq églises, trois monastères et deux tombeaux pyramidaux. La ville devait alors accueillir jusqu'à 5000 habitants.

C'est le siège d'un évêché byzantin jusqu'à l'arrivée des croisés. Une bataille y a lieu le 31 décembre 1097, durant laquelle Bohémond de Tarente et Robert de Flandre mettent en fuite une forte troupe de Turcs venus au secours d'Antioche assiégée[1]. La ville est prise par les croisés en 1098 et constitue une des pièces défensives de la principauté d'Antioche outre-Oronte avec Apamée. Puis elle est conquise par l'émir ortoqide l'Alep Balak en 1123[2], qui y édifie une forteresse, le Qalaat Abou Sofian (ou Abu Safyan). Elle retourne aux croisés à une date inconnue, puis en 1148 Nur ad-Din la leur prend définitivement[3].

Al-Bara, détruite par les tremblements de terre de 1157 est de 1170, est abandonnée et disparait des chroniques à la fin du XIIe siècle. Un village est construit à proximité au début du XXe siècle.

 

Le village de Sergilla se situe dans le gebel Zawiyé où l’on trouve les plus grands villages du Massif calcaire. Rien ne permet de dire que Sergilla, de taille moyenne, est un village « représentatif » mais nous pouvons estimer (a priori et sous réserve de ce que les fouilles auront indiqué) qu’il ne se distingue par aucun trait particulier sinon par un excellent état de conservation, qui n’est dû qu’aux hasards de l’histoire après son abandon.

Les ruines occupent les deux montants d’un vallon orienté nord-sud, à environ 5 km d’El Bara. Elles se composent en partie de constructions très délabrées, dont ne subsistent que les montants des portes des rez-de-chaussée et parfois des linteaux, qui occupent tout le fond du wadi et les premières pentes. À mi-pente de chaque versant et jusque sur le plateau, au contraire, s’élèvent de splendides bâtisses auxquelles ne manquent, pour certaines d’entre elles, que les parties en bois, les planchers et les toitures. À l’extrémité nord du wadi, mais à quelque distance des habitations, se dressent de magnifiques édifices identifiés respectivement comme des thermes et probablement une auberge.

L’étude en cours

Les recherches effectuées à Sergilla depuis 1990 ont pour but une publication portant sur l’ensemble des monuments, des éléments sculptés et des objets trouvés sur le site et sur son histoire jusqu’à son abandon final. Le champ chronologique envisagé s’étend du IIème siècle au IXème siècle ap. JC. L’excellent état de conservation de la majorité des constructions permettait d’établir d’emblée un plan du site et dispensait d’implanter un carroyage général. La fouille était nécessaire, d’une part pour compléter le plan par des dégagements, d’autre part pour connaître et dater la succession des phases d’occupation des constructions. Les relevés architecturaux et du décor sculpté constituaient l’essentiel du travail de terrain. L’étude des monnaies est indispensable, non seulement pour connaître la vie économique du village mais aussi pour dater les niveaux d’occupation mis au jour par la fouille stratigraphique. Les études de céramique sont complexes car en dehors de la céramique dite « commune », constituée principalement de vaisselle de table, elle est assez mal connue et l’absence de séquences stratigraphiques longues limite la portée des observations. Ces différents programmes ont été réalisés progressivement, année après année, et seront probablement achevés, pour ce qui est des travaux de terrain, en été 2002. Il restera à poursuivre les études utiles à l’élaboration de la publication finale. Il est possible, dès à présent, d’esquisser la description des ruines et la chronologie du développement du village.

 

 
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se disant que tout ce qu’on voit date de plus de 1,500 ans.


14:14 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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