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21.07.2012

OUGARIT - SYRIE - photos de Syrie c'était avant ......

Ougarit est une ancienne cité du Levant, l'actuelle initialement nommée Ras ech-Chamra (« cap du fenouil »), près de Lattaquié dans l'actuelle Syrie. Cette capitale de l'ancien royaume homonyme est située au croisement et au débouché d'une route qui joint la Méditerranée au bassin mésopotamien, à la jonction de l'Empire hittite au nord et de la sphère d'influence égyptienne au sud et dont l'apogée se situe au tournant du IIe millénaire av. J.-C.Ras Shamra initialement nommée Ras ech-Chamra (« cap du fenouil »), près de Lattaquié dans l'actuelle Syrie. Cette capitale de l'ancien royaume homonyme est située au croisement et au débouché d'une route qui joint la Méditerranée au bassin mésopotamien, à la jonction de l'Empire hittite au nord et de la sphère d'influence égyptienne au sud et dont l'apogée se situe au tournant du IIe millénaire av. J.-C.

Fouilles

Le site d'Ougarit ne fut pas découvert directement, mais à la suite d'un incident survenu sur le site voisin de Minet el-Beida, l'ancienne Mahadu, le port d'Ougarit. En 1928, un paysan y découvrit une ancienne tombe, ce qui attira l'attention des archéologues français C. Schæffer et R. Dussaud, qui fouillèrent le site, avant d'effectuer d'autres prospections dans les alentours. Ils mirent alors au jour les ruines d'Ougarit, sur le tell le plus important de la région de Lattaquié, Ras Shamra. Les fouilles se poursuivent depuis, dirigées par des équipes d'archéologues français jusqu'aux années 1970, puis une équipe franco-syrienne qui a étendu les recherches dans tout l'arrière-pays d'Ougarit. Si le site de Minet el-Beida est actuellement impossible à fouiller en raison de la proximité d'une base navale, un autre site important de l'ancien royaume d'Ougarit est celui de Ras Ibn Hani, situé le long de la mer à 5 kilomètres au sud-ouest de Ras Shamra, où se trouvent deux palais construits pour la famille royale. Le site même de Ras Shamra n'a encore été fouillé que sur 1/6e de sa superficie. On y a dégagé les principaux monuments, mais aussi des quartiers d'habitation. L'architecture de la cité était essentiellement faite en pierre, ce qui a assuré une bonne conservation de tout le bâti, et donne à ce site un attrait touristique non négligeable. Une autre raison du succès des fouilles de ce site est l'abondante documentation en tablettes cunéiformes, dans plusieurs langues, qui y a été exhumée.

Histoire

Un sondage archéologique a fait remonter l'habitat à Ougarit au Néolithique. Mais les fouilles n'ont concerné que la période du Bronze Récent, entre le XIVe et le XIIe siècle av. J.-C.. Avant cette période, la ville est mentionnée dans les archives de Mari (v. 1810-1760). Cette ville est alors vassale du puissant royaume du Yamkhad (Alep), et le roi de Mari, Zimri-Lim, allié du roi d'Alep, y effectue un voyage.

Notre connaissance de l'histoire d'Ougarit n'est bonne qu'à partir du milieu du XIVe siècle av. J.-C.. Ce royaume est alors dirigé par Ammistamrou Ier, et est un vassal de l'Égypte. Le roi suivant, Niqmaddou II, passe sous la domination hittite quand le roi de cet état Suppiluliuma Ier soumet la Syrie du Nord. Il conclut un traité de vassalité avec son nouveau suzerain. Son fils Ar-Halba participe à une révolte de vassaux syriens contre le roi hittite suivant, Mursili II, qui réussit à vaincre les rebelles. Ar-Halba est alors détrôné par son frère Niqmepa (1332-1260), qui se soumet à Mursili II, et conclut un nouveau traité avec lui.

Après cet épisode, les rois d'Ougarit demeurent des vassaux fidèles aux Hittites

Après cet épisode, les rois d'Ougarit demeurent des vassaux fidèles aux Hittites, qu'ils soutiennent dans les différents conflits qu'ils mènent, notamment contre l'Égypte. À la mort de Niqmepa, son fils Ammistamrou II (1260-1230) monte sur le trône d'Ougarit. Son règne est marqué par l'épisode de son divorce avec la fille du roi Benteshina d'Amurru, autre vassal des Hittites. Après la mort d'Ammistamrou II, Ibiranou (1230-1210) lui succède, puis Niqmaddou III (1210-1200). À cette période, ce sont les rois de Karkemish, issus de la lignée royale hittite, qui assurent généralement le contrôle de la Syrie par le Hatti. Ils interviennent donc à l'occasion dans les affaires du royaume d'Ougarit. C'est aussi de ce moment que datent la plupart des sources épigraphiques retrouvées à Ras-Shamra.

Un certain Ammourapi est roi de la ville au début du XIIe siècle av. J.-C.. C'est alors que surviennent les invasions de ceux que l'on nomme les Peuples de la Mer. C'est durant cette période chaotique, qui voit la destruction du royaume hittite et de nombreuses villes syriennes, qu'Ougarit est prise, pillée et détruite. Elle sera habitée par la suite par des paysans éleveurs de chèvres qui se servirent des habitats présents, comme en attestent les auges retrouvées, en les reconstruisant sommairement.

 

Commerce

 

 

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Vase à étrier mycénien, XIVe-XIIIe siècles av. J.-C., importé à Ougarit.

Ougarit dispose d'une position géographique privilégiée pour le commerce maritime, car il s'agit du seul port du littoral nord de la Syrie, entre Byblos et la Cilicie. De ce fait, c'est le seul débouché maritime possible pour toute la région du Moyen Euphrate. À côté de cela un commerce terrestre actif existait aussi le long du littoral méditerranéen, mais aussi vers l'intérieur des terres. Ougarit en tirait au Bronze récent un très grande prospérité, ce qui explique la grande richesse de cette ville à l'époque des sources qui nous documentent le mieux sur elle.

Le commerce concernait des produit divers : vin, huile d'olive, matières textiles et des colorants pour les produits exportés par Ougarit, tandis que d'autres produits, comme le cuivre chypriote ou d'autres métaux provenant d'Anatolie transitaient par ce port. De nombreux objets provenant de divers endroits du monde méditerranéen (Égypte, Chypre, Grèce mycénienne) ont été découverts lors des fouilles de Ras Shamra et Minet el Beida.

Les marchands (mkr) faisaient partie de la catégorie des « hommes du roi », qui accomplissaient un service pour le compte du palais en échange d'une rétribution en ration ou un champ de subsistance. Mais rien ne les empêchait de faire des affaires pour leur propre compte à côté. Les marchands avaient également une activité financière, et effectuaient des prêts. Ils étaient organisés en firmes familiales, disposant de plusieurs intermédiaires dans d'autres places commerciales. À l'inverse, des marchands étrangers s'installaient à Ougarit, ville très attractive pour l'exercice du commerce à longue distance.

 

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00:03 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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