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19.11.2010

LA CISJORDANIE - A SAVOIR

La Cisjordanie est une région du Proche-Orient, entre Israël et la Jordanie, dont le statut est sujet à discussions entre Israël et l'Autorité palestinienne. Elle est considérée comme n'étant sous aucune souveraineté de jure. Le territoire cisjordanien s'étend sur 5 879 km2, incluant une large partie des régions connues jusqu'à l'époque du mandat britannique sur la Palestine sous les noms de Samarieet de Judée. Les limites de ce territoire sont très découpées et constituent un enjeu très sensible dans les négociations entre Israéliens et Palestiniens.

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Dénominations

Étymologiquement, "Cisjordanie" désigne la région « du même côté » (du mot latin cis), par rapport au Jourdain, par opposition à « l'autre côté », l'autre rive du fleuve, appelée Trans--jordanie. Ce terme est habituellement employé pour la rive ouest du Jourdain et est apparu entre 1948 et 1967 en rapport à la période d'annexion par le royaume que l'on appelait encore à l'époque la Transjordanie. Ce royaume hachémite avait été créé artificiellement dans les années 1920 sur la rive orientale du fleuve et avait été transformé par la Société des Nations en mandat britannique en même temps que la Palestine sur l'autre rive.

Les anglophones utilisent plus souvent, pour cette même région, l'expression « West Bank » — littéralement « rive ouest » — dénomination également géographique et qui a l'avantage d'être plus neutre vis-à-vis de l'autre rive du Jourdain, mais cette expression est aussi plus imprécise par rapport à d'éventuelles frontières avec l'État d'Israël, qui fut créé en 1948 du même côté de cette rive.

En Israël, le gouvernement et une grande partie des Israéliens adoptent, depuis 1967 et plus résolument depuis l'avènement du premier gouvernement de Menahem Begin en 19771, la dénomination de "Yehuda véShomron" "יהודה ושומרון" (littéralement "Judée et Samarie"), en référence aux territoires bibliques et historiques des deux royaumes hébreux issus du schisme entre la Judée (capitale: Jérusalem) et Israël(capitale: Samarie). D'autres utilisent en hébreu l'expression "haGada haMa'aravit" "הגדה המערבית". Enfin, en arabe (seconde langue officielle de l'État d'Israël), on retrouve parfois pour la désignation de cette région le terme de « Al dhifa al gharbia » الضفة الغربية qui signifie « rive ouest ».

Un certain nombre de personnes de sensibilité pro-israélienne préfèrent utiliser, en français ou en anglais, les termes de Judée-Samarie ou de Judea and Samaria, adaptés de l'expression gouvernementale israélienne pour rappeler le lien historique entre l'identité juive et ce territoire.

L'ONU elle-même a également utilisé les termes de Judea et de Samaria dans le texte de la résolution 181 de novembre 1947 pour désigner précisément dans sa partie 2, les frontières des deux États, arabe et juif, à créer par le partage de la Palestine mandataire. Dans ce document officiel, l'ONU utilise comme des références les frontières connues de la Judée et de la Samarie en tant que régions, en même temps qu'elle parle de la Galilée, du Néguev, du District d'Haïfa ou du district de Gaza, ou encore des sous-districts administratifs de l'époque.

Des personnalités publiques comme Hugh Fitzgerald 2, vice-président du Jihad Watch Board, remettent en question l'utilisation du terme "West Bank" en expliquant que l'expression est imprécise et que potentiellement la totalité de l'État d'Israël (à l'exception peut-être duNéguev) est à l'ouest du Jourdain. Selon eux, il faut préférer utiliser une expression comme "Judée-Samarie" qui est plusieurs fois millénaire, plutôt que "Cisjordanie" qui ne date que de l'occupation jordanienne. Pour d'autres, comme le professeur de linguistique Lewis Glinert le regrette3, « la bataille des mots est perdue pour les Israéliens » sur l'utilisation du terme "West Bank" car « Jordaniens, Britanniques et potentiellement le monde entier » utilisent déjà ce terme.

Histoire

L'histoire de la Cisjordanie ne se distingue en rien de celle de l'ensemble de la région jusqu'en 1948. La Cisjordanie couvre les provinces historiques de Samarie et de Judée. La chute successive de ces deux royaumes place ces territoires dans les domaines des empires babylonien, puis perse et enfin grec. La royauté hasmonéenne restaure provisoirement une souveraineté juive sur des frontières de plus en plus grande avant de s'incliner face à l'empire romain. Les dernières révoltes juives sont écrasées au iie siècle. Le christianisme s'impose à l'empire romain puis byzantin.

Comme pour le reste du Proche-Orient, un large pan de la population de ces provinces se convertit à l'islam dès le viie siècle, mais il subsistera continuellement des minorités significatives de Chrétiens, de Juifs, de Samaritains et de Druzes. Jérusalem devient au xvie siècle une province de l'Empire ottoman, avant de subir, au xixe siècle, l'influence croissante de la Grande-Bretagne4.

Après le démembrement de l'Empire ottoman, la Société des Nations confie au Royaume uni un mandat sur la Palestine en 1920. Dès 1917, la déclaration Balfour se donnait la charge d'y constituer un « foyer national juif », tout en souhaitant veiller à la préservation des droits civils et religieux de la population arabe.

Devant la croissance de l'immigration juive depuis la fin du xixe siècle, la population arabe organise à plusieurs reprises des troubles (notamment les émeutes de Jérusalem de 1920, le massacre d'Hébron de 1929), et même un véritable soulèvement entre la fin de 1935 et 1939.

Le plan de partage de la Palestine de novembre 1947 prévoit l'intégralité des monts de Judée et de Samarie dans les frontières de l'État arabe dont il planifie la création (exception de Jérusalem avec un statut séparé). L'année 1947 voit s'affronter violemment les populations juive et arabe de Palestine. Au lendemain du départ des Britanniques, l'État d'Israël proclame son indépendance le 14 mai 1948 sur les territoires qui lui sont attribués par la résolution 181. Les armées des pays arabes voisins fondent immédiatement sur le nouvel État. La Transjordanie, qui a l'armée arabe la plus puissante de la région (la Légion arabe), a le projet d'annexer la plus grande partie possible de la Palestine en arrivant par l'Est. Les Israéliens résistent puis repoussent leurs adversaires jusque dans la ville de Jérusalem. L'armistice obtenu fige les lignes de front et la ligne verte entoure la région toujours occupée par la légion arabe à l'issue du conflit.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cisjordanie

Barrière de séparation israélienne

La barrière de séparation israélienne est une construction en Cisjordanie en cours d'édification par Israël depuis l'été 2002, sous les noms officiels de « גדר ההפרדה - Geder HaHafrada » en hébreu (littéralement : grillage de séparation), ou de « clôture de sécurité » (« security fence »). L'objectif déclaré de cette mesure est de protéger la population israélienne en empêchant physiquement toute « intrusion de terroristes palestiniens » sur le territoire israélien1.

L'existence et le tracé de cette construction, longue de plus de 700 km et incluant plusieurs grands blocs de colonies israéliennes en Cisjordanie, sont contestés sur des aspects politiques, humanitaires et légaux.

 

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Dénominations

Les partisans de la construction reprennent le nom officiel de « barrière », ou parlent de « clôture de sécurité israélienne », de « zone de couture », de « barrière anti-terroriste » ou encore de « muraille de protection ». Le Ministère des Affaires étrangères de l'État d'Israël a publié en octobre 2004 une brochure officielle en langue française intitulée La clôture antiterroriste d'Israël, document disponible auprès des missions diplomatiques d'Israël ou sur l'internet1.

Les opposants à la barrière, y compris dans les rangs des mouvements israéliens de gauche, surnomment la construction « mur de la honte » (par analogie avec le Mur de Berlin) ou « mur d'annexion ». Certains d'entre eux s'y réfèrent également en tant que « mur de l'Apartheid »23, par analogie avec le régime de ségrégation aboli en juin 1991 en Afrique du Sud. Le Professeur Gerald M. Steinberg, politologue et chercheur israélien, conteste ce vocabulaire employé par les détracteurs de la barrière qui relève selon lui d'une stratégie de diabolisation4. D'autres opposants réduisent l'expression à « le mur » (en anglais, « the wall »)[réf. nécessaire] ou, dans les médias, reprennent simultanément la motivation israélienne en parlant de mur de « sécurité »5. Des Palestiniens (dont les médias de l'Autorité palestinienne) se réfèrent fréquemment à cette barrière en langue arabe par la définition politique suivante de « mur de séparation raciale » (jidar al-fasl al-'unsuri).

Le gouvernement israélien qualifie ces comparaisons de « propagande » voire de « manipulation de l'histoire et de la réalité ». Il réfute aussi le terme de « mur » qui ne représenterait pas la réalité de la construction sur au moins 95% de son tracé1

 

Structure de la barrière

La plus grande partie de la barrière (sur 95% de sa longueur totale) consiste en un système de protection multi-couches de 50 m de large, c'est-à-dire qu'il comprend sur des tracés parallèles7:

  • une pile pyramidale de 6 bobines de fils barbelés et un fossé du côté cisjordanien,
  • un grillage central muni de détecteurs électroniques,
  • des fils barbelés du côté israélien,
  • des routes pour les patrouilles militaires de chaque côté du grillage central;
  • un chemin de sable doit permettre d'identifier les traces d'éventuelles incursions.

Pour la Haute Cour de Justice israélienne, la largeur totale du système multi-couches pourra atteindre au maximum 100 m à certains endroits où les concepteurs jugeront que la topographie le requiert8.

Dans un premier temps, la barrière n'est construite en dur que dans une minorité de lieux représentant 8 km soit 4% du parcours. Un tel édifice en béton minimise la surface occupée au sol par l'ouvrage à ces endroits. L'objectif en ces lieux est d'empêcher d'éventuels tirs detireurs embusqués vers les autoroutes israéliennes voisines (principalement le long de l'autoroute trans-israélienne) ou dans les zones densément peuplées à Jérusalem. Dans ces cas, les murs en béton sont semblables en apparence aux isolations phoniques utilisées communément aux abords des autoroutes7.

Au terme de la construction, les sections en béton doivent s'étendre sur 30 km, soit 6% de la longueur de la barrière.

Enfin, des postes d'observation tenus électroniquement ou par des soldats sont disposés du côté israélien tout le long du tracé. En certains points de passage, les portiques sont contrôlés par Tsahal.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Barri%C3%A8re_de_s%C3%A9para....

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PASSAGE   ENTRE  LA  CISJORDANIE  ET  ISRAEL

 

 

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CE MUR EST LE BONHEUR DES TAGUEURS

 

17:46 Écrit par petitefleur-06 dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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