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12.01.2011

SECRET DE TOURNAGE DU FILM ASTÉRIX ET OBÉLIX : MISSION CLÉOPÂTRE

 

 

 

 

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Des eaux tumultueuses de l'île de Malte en passant par les oueds marocains et les gigantesques studios parisiens d'Epinay, Alain Chabat et son équipe ont connu des variations de températures de près de 50 degrés et des paysages d'une grande diversité (Fontainebleau, le Maroc, Malte). Alain Chabat a fait appel à ses amis, issus pour la plupart de la famille Canal plus :Chantal Lauby, sa collègue des Nuls,Jamel DebbouzeEdouard Baer et les Robins des Bois. 

Dominique Farrugia
 n'est pas dans le film pour des problèmes de dates. Il a toutefois participé aux premières bandes-annonces où il est déguisé en Cléopâtre. Hilarant ! Même la famille est présente, avec au générique Carole Chabat qui incarne une ouvrière (également stagiaire à la réalisation) et Max Chabat, qui interprète un enfant égyptien. Momo Debbouze, qui n'est autre que le frère de Jamel Debbouze, campe quant à lui un vendeur de sphinx. 

 

Grâce à la diversité de ses sites, à sa main d’œuvre disponible, Ouarzazate attire de plus en plus les investissements 
cinématographiques internationaux.

Ouarzazate, temple du cinéma mondial

Chifaâ Nassir

Une poignée de kasbahs centenaires. Des ksours à perte de vue. Ouarzazate captive le regard par sa nature enchanteresse et son patrimoine bâti de terre ocre et de paille. Cimes enneigées du Haut Atlas, déserts de pierres ou de sable donnent à la région un décor inouï. A la croisée des routes du Dades, du Draa et du Souss, aux portes du Sud, la ville est plantée au cœur d'un décor naturel de toute beauté. Mais, malgré ce patrimoine immuable, Ouarzazate est prêt à troquer son identité contre une autre, le temps d’un tournage. Ouarzazate devient tour à tour l'Egypte de la “Momie”, la Somalie de “La chute du faucon noir», de Ridley Scott. Sans oublier le Tibet de “Kundun”, avec le charmant Brad Pitt. “Les dix commandements”, de Robert Dornhelm, avec en tête d’affiche Omar Sharif et Dougray Scott, est la nouvelle mini-série américaine en tournage dans le studio Atlas, à Ouarzazate, depuis le 23 mai 2005. Il vient succéder à celui de “Babel”, avec Brad Pitt et Kate Blanchett dont le tournage vient de s’achever. 
Dans le studio Atlas, ouvriers et charpentiers ont suivi un rythme accéléré depuis quelques mois, pour l’installation de structures en bois et en béton. Ce sont les plateaux créés pour les besoins du tournage de “Les dix commandements” qui a employé plus de 400 personnes. Ce nouveau tournage vient s’ajouter à la longue liste des grandes productions hollywoodiennes délocalisées à Ouarzazate : La dernière n’est autre que “Sahara” avec en tête d’affiche la belle Pénélope Cruz, précédé de “Alexandre”, du réalisateur Oliver Stone, et “Kingdom of Heaven”, avec Ridley Scott. Depuis de longues années, ce décor continue d’attirer cinéastes et autres réalisateurs de méga-productions, de clips ou spots publicitaires. A quelques kilomètres de la ville, sous un soleil de plomb, c’est le “Hollywood-sur-sable” qui tend ses bras aux visiteurs.


Brad Bitt a joué “Babel” à Ouarzazate

Ce paysage de dunes et oasis s’alterne au gré des réalisateurs. La route des mille et une kasbahs est devenue l’un des lieux de tournage les plus prisés, notamment par les Américains, suivis depuis quelque temps par les Français. 
Grâce à la diversité de ses sites (plaines, montagnes, plateaux, kasbahs, dunes, lacs...), sa main d’œuvre disponible, ses bons artisans, ses techniciens expérimentés et son climat ensoleillé, Ouarzazate est l’endroit idéal de tournage pour plusieurs grands réalisateurs. Bien entendu, cette ruée profite amplement à l’économie de la région. 
Les studios de la ville et les productions qui y sont tournées font désormais directement ou indirectement vivre une population qui avoisine les 90.000 personnes.

De nombreuses facilités sont offertes par les autorités nationales et provinciales à l’industrie cinématographique. Rien n’est épargné pour rendre Ouarzazate compétitive. A ces facilités s’ajoutent une main d’œuvre qualifiée et bon marché ainsi qu’une population multi-ethnique prête à faire de la figuration. Les studios occidentaux peuvent ainsi économiser entre 30 et 50% de coûts de production par rapport à un tournage en Europe ou aux Etats-Unis. 
Selon le Centre Cinématographique Marocain (CCM), les recettes provenant du tournage des films étrangers au Maroc, notamment à Ouarzazte, sont de 1 milliard de DH en 2005. Les budgets investis ont explosé ces dernières années pour atteindre 140 millions de dollars par an. Les jeunes participent massivement aux tournages en tant qu'accessoiristes, éclairagistes ou figurants. Leurs salaires diffèrent. Certains touchent 200 Dh, d’autres peuvent travailler pour 500 ou 750 DH, cela dépend de la nature de la tâche qui leur est attribuée. “On a l’occasion de voir les plus grandes stars de cinéma américain. on les côtoie, on prend des photos avec eux”, explique Ali, un jeune figurant, en exhibant fièrement quelques-unes de ses photos avec Robert Redford ou Jean-Claude Van Dam, de passage à Ouarzazate. Ce beau brun élancé de taille est fier de tous les “petits rôles” qu’il a eu à jouer dans des films à succès mondial. En fait de rôles, il ne s’agit que figuration. 
Ali explique que la sélection des figurants est une tâche qui revient au département du casting, constitué de Marocains. “Les techniciens du casting partent dans toutes les régions avoisinantes de Ouarzazate. Ils prennent des photos de figurants pour les remettre au metteur en scène. Ces derniers sélectionnent ceux qu’ils désirent selon leurs propres besoins”. Le nombre des figurants atteint parfois 4.000 personnes par film. La période du tournage ne dépasse pas généralement 20 jours. Ce tournage est ficelé d’avance par la maison de production étrangère contactée par une autre boîte de production marocaine. Après ses premiers contacts, la maison de production marocaine soumet le scénario au Centre cinématographique marocain (CCM), qui livre son autorisation et laisse le chemin libre aux boîtes de production. 
La figuration dans les films est un gagne-pain pour une large tranche de la population de Ouarzazate. Mais les plus grosses sommes reviennent finalement aux locateurs du studio. Les sommes versées par les producteurs peuvent varier de 100.000 à 200.000 Dh. 
Au quartier Mellah, quartier juif de Ouarzazate, Abdessamad, un jeune écolier de 12 ans, sert de guide aux touristes qui visitent cet authentique endroit ou qui veulent découvrir la Kasbah Taourirte avoisinante. “Le tourisme et le cinéma, c'est le trésor de Ouarzazate”, confirme-t-il. Dans un langage poli, il aborde un couple de touristes français et ne tarde pas à s'afficher comme leur guide personnel, repoussant les autres prétendants qui aimeraient pourtant bien partager le pactole. 
Il leur parle du village de Aït ben Haddou, célèbre lieu de tournage de grands films américains. C'est avec fierté qu'il rappelle que le ksar d'Aït ben Haddou est devenu, grâce au cinéma, l'un des plus célèbres du monde. Le souvenir du réalisateur David Lean plane encore sur le site et les vieux murs se souviennent toujours du tournage de “ Lawrence d'Arabie ” avec ses 20.000 figurants sur leurs dromadaires. 
C’est également ici que Michaël Douglas, installé aux commandes d'un avion de chasse, chercha son fameux “ Diamant du Nil ” en 1984. 
En effet, l’histoire du cinéma à Ouarzazate remonte déjà à une vingtaine d'années de tournages et de films à succès. C'est Michaël Douglas qui avait donné le coup d'envoi et depuis, la longue histoire d’amour entre la région et les stars hollywoodienne ne semble pas près de se terminer. 
Grâce au 7ème Art et aux activités dérivées, les habitants de Aït ben Haddou ont réussi à faire un pied-de-nez à la pauvreté. “Les réalisateurs ont besoin de figurants, de terres à louer et même de certains décors spécifiques que les habitants exécutent dans un bref délai ”, explique le jeune Abdessamad. Le cinéma n’est pas le seul atout de Ouarzazate. 
Loin des studios et du tournage, les maisons de cette ville dorée séduisent par leur architecture. Simples et sans fioritures, elles parent à l'essentiel. Les murs sont nus. La décoration quasiment inexistante. Au rez-de-chaussée, une cuisine avec un four en terre et un autre feu, plus vif, à même le sol. A côté de la cuisine, une petite étable intérieure abrite quelques chèvres. Au coin d’une grande pièce, éclairée par deux fenêtres protégées par des grilles torsadées, trône un plateau avec théière, boîte à sucre, boîte à thé et quelques verres dépareillés. 
A l'extérieur, une petite terrasse permet, selon les heures, de prendre le soleil ou de goûter à la fraîcheur de la soirée. Le thé est une tradition qui accompagne tous les moments de la journée. Les habitants, qui mènent une vie modeste, touchent par leur hospitalité et leur grande sympathie. Mais impossible d’échapper aux potins sur les films actuellement ou prochainement en tournage. Le verre de thé mène à la discussion et toutes les discussions conduisent encore une fois au cinéma. Les rumeurs circulent parmi les jeunes proches du milieu. 
Rapidement, ces narrateurs et scénaristes en herbe déroulent leur culture acquise sur le terrain. Après Michaël Douglas, il y a eu Timothy Dalton qui incarnait James Bond dans “Tuer n'est pas jouer”. “On le croyait en train de se battre contre les soldats soviétiques en Afghanistan. Eh bien non ! Il était ici et les figurants étaient marocains”, explique un chauffeur du studio Atlas. Jean-Claude Van Dam avait tourné “Légionnaire” et a impressionné l’équipe avec ses diverses prestations acrobatiques. La liste des films tournés en totalité ou en partie dans ces studios du Sud marocain est encore longue : Faucon noir, Gladiateur, Hidalgo, la Momie, un Thé au Sahara, Cléopatre, Astérix et Obélix... 
Entre 1999 et 2003, pas moins de 430 films ont été tournés en partie à Ouarzazate et ça continue de plus belle. Il est vrai que Ouarzazate, avec tous ses atouts, ne dispose pas d’un Tarik Ammar, célèbre producteur et promoteur de cinéma Tunisien, mais les habitants tendent à croire que leur ville ensoleillée est sur la voie de devenir le Hollywood africain, pourquoi pas ? À cœur vaillant, rien d’impossible


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a  suivre

18:44 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |

Commentaires

bonjour Gene,

vraiment intéressant ton article
j'espère que vous allez bien,

bonne fin de semaine,
gros bisous

Lolo

Écrit par : laurent - mon journal de bord | 14.01.2011

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