081136 petitefleur gene110160
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

01.05.2012

Musée de Champolion de Figeac - Lot

Jean-François 
CHAMPOLLION
Logo DEUX TERRES

Portrait de Champollion

Celui que l'on désigne sous le nom de Champollion « le jeune », pour le distinguer de son frère Jacques-Joseph, dit Figeac, naquit dans la ville de Figeac { Lot }, le 23 décembre 1790. Il passe les dix premières années de sa vie dans la maison familiale. A 8 ans il découvre, après avoir appris à lire seul sur un missel, les auteurs classiques sous la férule d’un bénédictin.

A 10 ans son frère l'emmène poursuivre ses études à Grenoble, l'inscrivant dans les meilleures institutions et lui faisant suivre des cours particuliers. En 1802 il rencontre Joseph Fourier, nouvellement nommé préfet de l'Isère, membre de l'expédition d’Egypte. Fasciné par l'antiquité il apprend seul les langues orientales: Hébreu, Arabe, Copte. A seize ans il devient le plus jeune membre de l'Académie Delphinale, après avoir rédigé les premiers éléments d’une « Égypte sous les pharaons ».

L'année suivante il part suivre, à Paris des cours au Collège de France, à l'école des Langues Orientales, où il apprend le sanscrit et le persan. Il profite aussi de cette période pour perfectionner son arabe au sein de la colonie orientale de Paris. Exempté de la conscription grâce à son frère, il suit ce dernier à Grenoble où il prend la fonction de suppléant d’histoire à l'université. Après sa rencontre avec Napoléon et la défaite de ce dernier, les deux frères sont proscrits. Proscrits oui mais à Figeac où il se consacre à la musique, à l'archéologie locale et décide de créer une école près de son village de naissance. Cette école vit le jour à Grenoble non sans difficultés. Durant quelque temps il exerça ses dons de pédagogue dans son établissement à la notoriété croissante, consacrant ses temps libres à l’étude de documents égyptiens. En 1818 il épouse une grenobloise, Rosine Blanc, qui lui donnera en 1824 une fille, Zoraïde.

Mars 1821 l'insurrection libérale, dont il fait partie, éclate à Grenoble. Il est considéré, à la suite de ces événements, comme agitateur dangereux. Il se voit contraint de quitter le Dauphiné, ce qui arrange les jaloux de sa notoriété croissante et de ses connaissances. De retour dans la capitale, grâce à l'aide de Figeac, secrétaire particulier de Joseph Dacier, secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, on lui accorde la caution scientifique de l'Académie. Le 22 septembre 1822 il expose un traité, relatif à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques, connu de nos jours sous le nom de « Lettre à Monsieur Dacier ». Il rédige en 1823-1824 un «précis du système hiéroglyphique», où il semble entrevoir la complexité de l'écriture égyptienne, son évolution vers le hiératique et le démotique. A cette époque il n’est pas le seul à travailler sur le décryptage des signes égyptiens, avec pour seule référence trilingue trouvée à ce jour, la pierre de Rosette. Le suédois Ackerblad et Sylvestre Sacy identifient le nom de Ptolémée, le physicien Young quant à lui identifie plusieurs signes. Mais aucun n’avait compris la vraie nature du système égyptien. Champollion grâce à sa connaissance du copte et à partir du nom Ptolémée découvre la valeur des signes alphabétiques. En comparant les texte grec et hiéroglyphique, il se rend compte que l'égyptien utilisait trois fois plus de hiéroglyphes qu’il n’y avait de mots dans le texte grec, ce qui lui confirme que le système pourrait employer conjointement des signes idéographiques et phonétiques.
 
Manquant de sources documentaires il part pour Turin, où il peut séjourner de 1824 à 1825. Dans cette ville, il classe la collection Drovetti et découvre dans une pièce un papyrus comportant une chronologie pharaonique, connu de nos jours sous le nom de « canon royal de Turin ». Pour le travail réalisé, il est élu membre de l'Académie des Sciences de Turin. A Paris en 1826 il est nommé au Louvre comme conservateur de la division des monuments égyptiens et orientaux, nouvellement créée.

En 1828 son rêve se réalise, il part pour l'Egypte. Hormis son groupe, constitué d'un petit nombre de scientifiques et de dessinateurs, il sera accompagné dans ce voyage par une équipe toscane, dirigée par son ami Ippolito Rosellini. Durant 18 mois l'équipe internationale parcourt le Nil du Delta au Soudan. Pour récolter le plus possible de documents le groupe sera divisé en deux équipes aux tâches bien définies. Durant ce voyage, il obtient de Méhemet Ali, vice-roi d'Égypte, la promesse de don de l'Egypte à Paris d’un obélisque de Louxor.

Il rentre en France en 1829 avec une moisson de relevés, mais très fatigué. Il est élu à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, en 1831 on crée pour lui une chaire d'égyptologie au collège de France. De santé fragile et écrasé de travail, il s'éteint le 4 mars 1832 à l'âge de 42 ans, laissant son oeuvre et une masse énorme de travaux inachevés. Figeac publie la « grammaire » de son frère en 1836.

 

La ville de Figeac (Lot) abrite le musée Champollion depuis 1986. Plus de 40 000 visiteurs par an peuvent découvrir à travers les collections comment l'écriture est apparue dans le monde depuis 5 000 ans. Déjà 600 000 visiteurs l'ont découvert en en peu plus de vingt années d'existence. 

Historique

Portrait de Jean-François Champollion réalisé par Léon Cogniet (1794-1880) en 1831

En 1986, le musée fut inauguré grâce aux efforts de la ville de Figeac en l'honneur de Jean-François Champollion qui avait réussi à traduire leshiéroglyphes1. Le musée fut installé dans la maison natale de l'égyptologue qui fut ainsi sauvée de la destruction et restaurée. L'entrée se faisait par la place des écritures.

En août 1999, la ville engage un programme de rénovation et d'extension du musée. Les travaux débutent le 3 octobre 2005. Elle achète les maisons voisines. Plus de quatre millions d'euros ont été financés par l'Europe (29,84 %), l'État (22,34 %), la région (25 %), le département (2,43 %) et la ville de Figeac (20,39 %). L'architecte Alain Moatti a été chargé de la conception du projet.

Le nouveau musée Champollion, rebaptisé Les Écritures du Monde, a ouvert ses portes le 28 juillet 2007. Sa façade aux 1 000 lettres, composée de pierre, de verre et de métal, permet l'accès au musée par la place Champollion. Le graphiste Pierre di Sciullo y présente des hiéroglyphes et autres signes à travers de grandes feuilles de cuivre ajourées.

 

17:20 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.