081136 petitefleur gene110160
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

07.05.2012

Suilly la Tour - Eglise Saint Symphorien - Nièvre

L'église St Symphorien
INTÉRIEUR DE LA TOUR

La tour carrée comportait autrefois deux étages portés par des voûtes dont on distingue encore aux quatre angles les colonnes engagées qui portaient les membrures.
Le linteau de la porte intérieure de l'escalier porte cette inscription :
« Ce vingt-huit mai 1607, vit monté le bois de cette tour par Jehan Audinet, charpentier, et le 19 juillet furent montées les cloches » Av. Dict, An 1607.

Cloches : en 1792, la plus grosse a été envoyée au chef-lieu d'arrondissement pour être fondue, les deux autres sont restées sur place ; avec les débris ont été fondues les cloches actuelles.

EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE

La tour Renaissance épaulée aux angles par de puissants contreforts présente l'aspect austère de l'architecture de défense militaire.
Cet aspect contraste avec le goût délicat des vestiges de décoration à l'antique.

Porche d'entrée

Un trumeau de pierre sépare en son milieu les deux vantaux de la porte d'entrée surmontés par deux petits arcs en plein-cintre.
Au-dessus, le décor a été enlevé ; il comportait probablement une partie basse composée de plusieurs caissons (ou d'une frise dorique) surmontés par un tympan hémisphérique.
Une grande archivolte en plein cintre est décorée de caissons sculptés avec délicatesse de grotesques à l'antique (masques grimaçants, rinceaux et arabesques). Deux frises d'oves encadrent les caissons. Dans deux caissons, à mi-hauteur de niche, une tête de putti survole un cartel où est inscrit à droite, 1545, à gauche, 1543.
De chaque côté des portes et sur les contreforts, niches nervurées avec dais et coquilles ; les statues ont disparu.
L'ensemble est protégé par une architrave en saillie décorée de caissons sculptés (un seul demeure) qui repose sur deux hautes colonnes corinthiennes ; un oculus occupe les angles vides à gauche et à droite. Cet ensemble purement Renaissance est coiffé par deux gargouilles gothiques tout à fait inattendues.
Sur les trois faces du premier étage, double baies à colonnes ioniques, fronton hémisphérique et décor à caissons des archivoltes.
Au premier étage, chemin de ronde percé d'étroites ouvertures dans les contreforts.
Le deuxième étage reste inachevé.

Transept Nord-Est

- Une tour de guet couronnée d'une petite flèche (XVIe siècle) est accolée au transept ; elle renferme un escalier à vis ; des archères sont percées sur les parties hautes des murs.
- La porte Nord-Est de style gothique tardif porte un blason mutilé. Au-dessus, une petite ouverture en plein cintre, est un vestige possible de l'église romane.
- L'arête de pignon du transept est décoré d'acrotères animaliers et d'une gargouille.

Porte Sud-Ouest

Le linteau de cette petite porte qui donnait autrefois sur le cimetière porte un mystérieux blason : une main nue tient un écu ou la mort armée d'une faux plonge un dard dans un cœur ceinturé d'une ronce (?).
Dessous, derrière l'écu, git un personnage juvénile dont on ne voit que le buste ; à droite de l'écu, un motif géométrique et un animal mythique ont été sculptés ; l'ensemble, cerné de moulurages vifs et nets, est d'une facture maladroite ; on distingue les traces du stuc polychrome qui le recouvrait.
 
Histoire et patrimoine

Le terroir de Suilly, au confluent du Nohain et de l’Acotin, a connu une occupation humaine fort ancienne. Dès l’âge du fer, les archéologues attestent, au lieu-dit les Minières (à côté d’un hameau nommé Ferrières), la présence d’un village enclos dont on ne sait pas encore s’il avait une activité métallurgique. À l'époque gallo-romaine, la voie romaine qui relie Bourges à Entrains-sur-Nohain en franchissant la Loire au gué de Mesves traverse Suilly où on retrouve les traces de grandes fermes, de hameaux ainsi que d’un petit sanctuaire (aux Tremblées).

Si ces époques lointaines n’ont laissé que des traces peu visibles, Suilly-la-Tour ne manque pas de trésors moins lointains :
L’église Saint-Symphorien, classée en 1914, est d’autant plus impressionnante qu’elle est accolée à la puissante tour de guet construite à la Renaissance ; les reconstructions successives n’ont pas altéré la majesté de cet édifice fortifié qui domine le bourg.

En venant de Cosne-sur-Loire, entre les frondaisons qui bordent le Nohain, on découvre le château des Granges, sobre édifice Louis XIII qui reflète ses élégantes proportions dans les eaux de ses douves.

Cachés au milieu des arbres, les clochetons d’ardoise du château de Vergers – reconstruit et renové au XIXe siècle par les maîtres des forges attenantes –, abritent une charpente métallique signée Gustave Eiffel ; la décoration de la galerie d’entrée et des salons est l’œuvre de Charles Garnier l’architecte de l’Opéra de Paris. Dans le parc du château, une chapelle du XIXe siècle évoque le souvenir de Saint-Pallade, évèque d’Auxerre au VIIe siècle qui fit édifier là, en l’honneur de Saint-Germain, « une magnifique église où on pouvait voir plusieurs mosaïques avec des motifs dorés ».
Les rives des cours d’eau sont parsemés de lavoirs et de nombreux moulins – à farine, à tain, à pilon de forge – aujourd’hui désarmés ; sur le Nohain, la forge de Vergers, Moulin neuf et Ronchonnière ; sur l’Acotin, Chailloy, Suillyzeau et Presle.

 

L'église St Symphorien
Dédiée à Saint Symphorien, l'église de Suilly-la-Tour doit son originalité à la juxtaposition d'une imposante tour Renaissance et de l'église proprement dite.
Le bâtiment est classé monument historique depuis 1914.
Au VIe siècle, Suilly est un fief attesté de l'évêché d'Auxerre, évêché dont la paroisse dépendra jusqu'au XIXe siècle. L'église actuelle, reconstruite une première fois à la fin du XVe siècle sur les restes d'une église romane du XIIe siècle, a connu de nombreux remaniements dont le principal, en 1870, a vu la construction de deux travées de nef assurant la jonction avec la tour.

INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE

Le gothique flamboyant domine :
- l'abside polygonale éclairée par six belles fenêtres élancées, couronnées de formes flamboyantes et divisées par un meneau prismatique
- le transept voûté sur croisées d'ogives
- la première travée de la nef et ses collatéraux dotés de chaque côté d'une porte ouvrant sur l'extérieur.

On remarquera :
- 3 clefs de voûte
        - Dans le chœur : un écu aux armes de France couronné et tenu par des anges. Il peut s'agir aussi du blason « Bourgogne-Nevers »
        - Croisillon nord : deux épées en oblique, écusson de la famille d'Armes
        - Dans la nef : écusson à trois tours, de la famille Pernay, seigneurs de Sully.
- Dans le transept droit, un litre, large bande noire tendue ou peinte faisant office d'ornement funèbre lors de funérailles solennelles (XVIIIe siècle ?).
- Dans le cœur à droite, une grande coquille de pierre de style Renaissance signalant un point d'eau.
- Les vitraux (XIXe siècle) évoquant le martyr de Saint-Symphorien.
Quitter l'église en descendant la nef. Deux colonnes corinthiennes Renaissance encadrent les portes principales ; elles soutiennent une voûte sur laquelle se trouvait une tribune ouvrant sur la nef.

INTÉRIEUR DE LA TOUR

La tour carrée comportait autrefois deux étages portés par des voûtes dont on distingue encore aux quatre angles les colonnes engagées qui portaient les membrures.
Le linteau de la porte intérieure de l'escalier porte cette inscription :
« Ce vingt-huit mai 1607, vit monté le bois de cette tour par Jehan Audinet, charpentier, et le 19 juillet furent montées les cloches » Av. Dict, An 1607.

Cloches : en 1792, la plus grosse a été envoyée au chef-lieu d'arrondissement pour être fondue, les deux autres sont restées sur place ; avec les débris ont été fondues les cloches actuelles.

EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE

La tour Renaissance épaulée aux angles par de puissants contreforts présente l'aspect austère de l'architecture de défense militaire.
Cet aspect contraste avec le goût délicat des vestiges de décoration à l'antique.

Porche d'entrée

Un trumeau de pierre sépare en son milieu les deux vantaux de la porte d'entrée surmontés par deux petits arcs en plein-cintre.
Au-dessus, le décor a été enlevé ; il comportait probablement une partie basse composée de plusieurs caissons (ou d'une frise dorique) surmontés par un tympan hémisphérique.
Une grande archivolte en plein cintre est décorée de caissons sculptés avec délicatesse de grotesques à l'antique (masques grimaçants, rinceaux et arabesques). Deux frises d'oves encadrent les caissons. Dans deux caissons, à mi-hauteur de niche, une tête de putti survole un cartel où est inscrit à droite, 1545, à gauche, 1543.
De chaque côté des portes et sur les contreforts, niches nervurées avec dais et coquilles ; les statues ont disparu.
L'ensemble est protégé par une architrave en saillie décorée de caissons sculptés (un seul demeure) qui repose sur deux hautes colonnes corinthiennes ; un oculus occupe les angles vides à gauche et à droite. Cet ensemble purement Renaissance est coiffé par deux gargouilles gothiques tout à fait inattendues.
Sur les trois faces du premier étage, double baies à colonnes ioniques, fronton hémisphérique et décor à caissons des archivoltes.
Au premier étage, chemin de ronde percé d'étroites ouvertures dans les contreforts.
Le deuxième étage reste inachevé.

Transept Nord-Est

- Une tour de guet couronnée d'une petite flèche (XVIe siècle) est accolée au transept ; elle renferme un escalier à vis ; des archères sont percées sur les parties hautes des murs.
- La porte Nord-Est de style gothique tardif porte un blason mutilé. Au-dessus, une petite ouverture en plein cintre, est un vestige possible de l'église romane.
- L'arête de pignon du transept est décoré d'acrotères animaliers et d'une gargouille.

Porte Sud-Ouest

Le linteau de cette petite porte qui donnait autrefois sur le cimetière porte un mystérieux blason : une main nue tient un écu ou la mort armée d'une faux plonge un dard dans un cœur ceinturé d'une ronce (?).
Dessous, derrière l'écu, git un personnage juvénile dont on ne voit que le buste ; à droite de l'écu, un motif géométrique et un animal mythique ont été sculptés ; l'ensemble, cerné de moulurages vifs et nets, est d'une facture maladroite ; on distingue les traces du stuc polychrome qui le recouvrait.

 

IMG_1584.jpg

 

IMG_1585.jpg

IMG_1586.jpg

 

IMG_1587.jpg

 

IMG_1588.jpg

 

IMG_1589.jpg

 

IMG_1590.jpg

 

IMG_1591.jpg

 

IMG_1592.jpg

 

IMG_1593.jpg

IMG_1598.jpg

IMG_1599.jpg

IMG_1600.jpg

IMG_1603.jpg

IMG_1604.jpg

IMG_1601.jpg

IMG_1602.jpg

 

IMG_1595.jpg

 

IMG_1596.jpg

 

IMG_1597.jpg

 

IMG_1594.jpg

 

 


18:58 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.