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30.04.2012

Ballade dans Figeac - Lot

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Figeac est une commune française, située dans le département du Lot et la régionMidi-Pyrénées. En occitan, la ville se nomme Fitsat, écrit Fijac.

Les habitants sont les Figeacois et les Figeacoises.

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Histoire

Les temps anciens

Une voie romaine franchissait le Célé à gué et l'on a trouvé des restes de murailles et des sarcophages gallo-romains.

Selon la légende5, un vol de colombes, dessinant une croix dans le ciel, sous les yeux de Pépin le Bref, décida de la fondation, en ces lieux, d'un monastère, en 753. Le roi aurait dit Fiat là ! (qu'il [le monastère] soit fait là ! ), cette expression aurait donné le nom Figeac. Un miracle en appelant un autre, en 755, le pape Étienne II, venu bénir l'église, vit Jésus lui-même escorté par des anges, venir consacrer le monastère. Quoi qu'il en soit, le lieu était déjà habité dans l'Antiquité.

Au Moyen Âge, la féodalité

Selon Malte-Brun6, une abbaye aurait été fondée dans la première moitié du viiie siècle. En 861, les normands y auraient tué soixante moines après avoir massacré les habitants réfugiés dans l'église.

Une abbaye, fut fondée en 838, après le pillage du monastère par les Vikings. Bien située sur les chemins de Compostelle et de Rocamadour, elle prospéra et entraina rapidement le développement d'une agglomération. A la suite de tensions croissantes, à partir de 1244, entre les consuls, représentants des principales familles marchandes, et l'abbé, Figeac, à l'issue d'une négociation menée par Guillaume de Nogaret et moyennant rachat par la couronne des droits abbatiaux, passa sous la dépendance directe de Philippe le Bel en 1302. Le roi lui accorda le rare privilège de battre la monnaie. Grâce à un artisanat prospère, la ville s'enrichit.

Selon Malte-Brun6, en 1318, Philippe le Long, satisfait des habitants de Figeac qui l'auraient promptement reconnu roi de France, confirma les prérogatives, libertés, franchises déjà obtenues. Il accorda une charte particulièrement favorable : sceaux,drapeauxconsuls choisis parmi les habitants. Ils possédaient les murstoursremparts et fossés. Ces privilèges furent confirmés par Philippe de Valois (1334) et Louis XI, à l'occasion de sa visite en 1463.

Au service des Anglais, Bernardon de la Salle s'empara de la ville de Figeac le 14 octobre 13717, mais l'abandonna l'année suivante contre versement d'une indemnité.

De la révolution à nos jours

Figeac : vue générale

Le xviiie siècle fut une période de prospérité au cours de laquelle les murailles défensives ainsi que les fossés disparurent. La Révolution vit la guillotine faire tomber cinq têtes, place de la Raison. Le maréchal Ney se cacha à Figeac, peu avant son arrestation.

Figeac est reliée au chemin de fer le 10 novembre 1862, date d'inauguration de l'axe Brive-Toulouse par la gare de Figeac. En 1864, l'ouverture de la ligne de chemin de fer vers Aurillac, au titre de la concession de Clermont au Lot, permet également une liaison ferroviaire avec le Cantal. les voies forment alors un "Y" caractéristique à la gare de Figeac8.

Le 12 mai 1944, en représailles aux harcèlements des résistants quercynois, les Allemands de la 2e division SS Das Reich arrêtèrent 800 Figeacois. 540 d'entre eux furent déportés vers les camps deNeuengamme et Dachau.

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Eglise du Puy

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La Pierre de Rosette

 

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19:26 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

29.04.2012

Ballade dans le cantal - alentour de Maurs

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histoire
La commune de LEYNHAC située au sud du département du Cantal fait partie avec 13 autres communes du Canton de MAURS,
porte du Midi, de la zone géographique dite la CHATAIGNERAIE Cantalienne, appartenant au socle primaire du MASSIF CENTRAL.
Les terrains sont en grande partie schisteux avec en quelques points des quartz et micaschistes. Au Nord vers Cantagrel et dans la vallée
de la Rance les granites apparaissent. Il en est de même d'affleurements (Puech Mirou) ; de carbonifères sur la faille ouest du Massif Central
de COMMENTRY à CARMAUX par Messeix, Champagnac et Decazeville. La décomposition des schistes et granites a donné des argiles
relativement fertiles au fur et à mesure que l'on va vers le Bassin de Maurs. A signaler enfin la présence de sables et galets d'origine glaciaire
dans la cuvette du Sol le Ser.
 

Le paysage est typiquement héreynien avec des sommets arrondis appelés Puech (Puechamp, Puech Cabrier…),
entaillés par des vallées en V aux gorges profondes (Gorges de la Ressègue, de la Rance, de la Coyne).
L'altitude varie du nord (651 m Puech Cabrier) au sud (287 m Rance à la limite Saint Etienne de Maurs, Boisset).
La Rance à l'ouest limite la commune avec celles de Marcoles, Boisset tandis que la Ressègue la sépare avec Mourjou,
Saint-Constans, alors des affluents de ces deux rivières marquent les limites avec Saint-Antoine et Sainte-Etienne de Maurs.
Le climat tempéré océanique doux est marqué par des différences d'enneigement dues à l'altitude. Rarement de la neige au sud
(le Bos, le Ventalou), alors que les villages du nord (Fabrègues, Cabrespines, ...), culminant à 600m ont plusieurs journées de neige.
Les précipitations et les gelées sont moyennes avec les variations dues également à l'altitude. A signaler que l'ensoleillement est excellent,
bien supérieur à celui de Maurs.


Fabrègues
Au début du siècle un ingénieur civil Adolphe Gratacap s'engagea dans la production d'électricité pour l'éclairage de Maurs.
Il fonda une société avec Monsieur Courbaize de Lacam (Mme de Constans) construisit à Val de Rance une usine hydroélectrique
qui assura l'éclairage partiel de la ville de Maurs. Ce pionnier permit à Maurs d'être la ville-Lumière avant Aurillac et pour fêter
cet exploit technique et cette réalisation d'avant-garde un grand banquet eut lieu à Maurs en1903 pour fêter la "Fée Electricité"
et permettre au Maire de Maurs de l'époque Antonin FEL de lancer une charge contre ses adversaires cléricaux. Il fallut attendre
l'après-guerre pour voir le réseau électrique se développer et après les bourgs de Boisset et Saint-Etienne-de-Maurs, la commune
de Leynhac était en grande partie électrifiée. Jusqu'en 1945 la société Courbaize-Gratacap assurait la production et la vente
aux consommateurs. Depuis la Nationalisation de 1945, EDF paie l'énergie fournie à la société productrice, actuellement Val de Rance,
dont les statuts et la composition du Conseil d'Administration ont été modifiés en 1995-96.
Enfin si la commune de Leynhac a comme toutes les communes françaises apporté un lourd tribut lors de la guerre 1914-18 :
42 morts au champs de batailles et hôpitaux militaires (blessés ou gazés), 5 au cours de la guerre 1939-40. Il n'y eut pas de tués
au combat ou en camps de déportation malgré la déportation d'un des nôtres pris à la rafle du 10 mai 1944 à Maurs.
Un camp de maquisards rescapés des combats du Mont-Mouchet séjourna quelques semaines en juin-juillet 1944
avant de participer à la libération du Cantal.

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Entraygues sur Truyère

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Le Château d'Entraygues est un château médiéval située àEntraygues-sur-Truyère dans l'Aveyron, à la confluence du Lot et de laTruyère.

Descriptions

Le château a été pillé et dévasté en 1587.

Rasé en partie en 1604, un nouveau corps de bâtiment fut reconstruit auxviie siècle par Henri de Monvallat, nouveau seigneur d'Entraygues. Des vestiges du xiiie siècle il ne reste que la cage d'escalier, la salle voutée gauche du rez-de-chaussée et les deux tours carrées:

  • la tour Farnal (du côté du Lot)
  • la tour Panadèse (côté Truyère), qui remontent auxxiiie siècle-xive siècle

et d'un corps de logis qui a été édifié au xviie siècle.

Histoire

Famille de Rodez


C’est en 1278, qu’Henri II de Rodez (1236 † 1304), qui possédait Entraygues comme comte de Carlat, fait construire le château, véritable forteresse militaire. Sa fille :

  • Cécile de Rodez, apporte Entraygues en même temps que la vicomté de Carlat à Bernard VI d’Armagnac, comte d’Armagnac et sire d’Albret, qui fait fortifier la ville en construisant 213 tours reliées par des ramparts.
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    Façade arrière du château

    LE CHATEAU FORT D'ENTRAYGUES SUR TRUYERE

    En 1278, Henri II, le Comte de Rodez, frappé par l'importance que présentait pour la défense ce haut lieu de passage, fit bâtir 3 grosses tours séparées, surmontées de créneaux. Avec des corps de bâtiment rectangulaires à deux étages, l'ensemble formait un magnifique édifice. Loin d'un château de plaisance, il était une véritable forteresse militaire. Les tours, dont la base mesurait 2 mètres d'épaisseur ne comportaient d'ouverture qu'au 3ème étage : les meurtrières. Il y avait également des tours rondes dans l'enceinte du château et dans l'une d'elle se trouvait la chapelle romane.

    Pour accéder au château, il fallait emprunter l'un des deux ponts-levis qui seuls permettaient de franchir les fortifications.


    Malheureusement, en août 1588, au cours d'un épisode douloureux des guerres de religion, un capitaine huguenot nommé "gentil" parvint à s'emparer par ruse du château.

    Les tours rondes de l'enceine furent rasées par arrêté du Parlement de novembre 1604.
    Entre 1654 et 1658, le nouveau propriétaire, Henri de Montvallat, fit reconstruire la partie centrale du château, les deux tours carrés ayant été préservées.
    Notons que l'escalier central a également été préservé et date donc du XIIIème.

    Le château restera la propriété des De Montvallat durant plus d'un siècle jusqu'à la Révolution. Il fut alors vendu comme bien d'émigré en 1796 à Jean-Joseph Saury, officier de santé.



    Il changea ensuite plusieurs fois de propriétaire et appartient aujourd'hui à une communauté religieuse diocésaine, les Soeurs de St Joseph de Clairvaux. Il abrite une école primaire privée, l'école St Joseph ainsi que l'internat du collège.
    Le château fort d'Entraygues sur Truyère - Aveyron
    Le château fort d'Entraygues sur Truyère - Aveyron
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    Le château fort d'Entraygues sur Truyère - Aveyron
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17:15 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

28.04.2012

La Centrale Nucléaire de Belleville sur Loire dans le Cher

La centrale nucléaire de Belleville est implantée à Belleville-sur-Loire (Cher) et Sury-près-Léré près de Léré, et en face de Neuvy-sur-Loire (Nièvre), en bord de Loire entre Nevers (75 kilomètres en amont) etOrléans (100 km en aval)1.

 

Présentation

Plus de 650 personnes travaillent à la centrale de Belleville2. L'installation se compose de deux réacteurs nucléaires (palier P'4) de type REP3, qui produisent chacun 1 300 MWe. Elle est localisée au bord de la Loire qui constitue sa source froide.

Caractéristiques des réacteurs

Les caractéritiques détaillées de chaque réacteur sont les suivantes4.

Nom du réacteurModèleCapacité [MW]ExploitantConstructeurDébut constr.Raccord. au réseauMise en service comm.
Thermique (MWt)brute (MWe)Nette (MWe)
Belleville-1 P'4 REP 1300 3817 1363 1310   EDF Framatome mai 1980 oct 1987 juin 1988
Belleville-2 P'4 REP 1300 3817 1363 1310   EDF Framatome août 1980 juil 1988 jan 1989

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 La première centrale nucléaire en France a été construite en 1956 mais c'est à partir du choc pétrolier des années 70, que le nucléaire occupe une place importante dans le secteur énergétique français. Aujourd’hui, 78,4% de la production électrique nationale, soit plus de 450TWh, est d'origine nucléaire. De plus, la France est l'un des rares pays présentant sur son territoire l'ensemble des installations permettant la conversion, l'enrichissement, la fabrication, le traitement et le recyclage des matières nucléaires.

L’industrie électronucléaire française est ainsi constituée d’un ensemble d’installations diversifiées :

  • Les centrales nucléaires : Les 19 centrales nucléaires actuellement en fonctionnement en France ont été globalement construites sur le même mode. Tous leurs réacteurs utilisent la même technologie, dans laquelle de l’eau sous pression sert à transporter la chaleur produite par les réactions nucléaires. Les centrales nucléaires regroupent un total de 58 réacteurs dont 34 produisent chacun une puissance électrique de 900 MégaWatt (MWe). A cela s’ajoutent 20 réacteurs de 1300 MWe, tandis que les quatre derniers délivrent 1450 MWe. Un réacteur de type EPR de 1600MWe est en cours de construction à Flamanville.
  • Les usines du cycle du combustible : Elles assurent l'ensemble des opérations qui accompagnent la production d'électricité nucléaire de l'extraction du minerai d'uranium à la fabrication de combustible (amont du cycle), de son utilisation dans un réacteur, à son traitement puis son recyclage jusqu'à son élimination définitive (aval du cycle). Ces installations sont implantées sur 5 sites dans 5 départements. En France, la stratégie adoptée en matière de gestion du combustible nucléaire est celle dite du « cycle fermé ». Le « cycle fermé » signifie que le combustible nucléaire est retraité après son utilisation en réacteur. Ce retraitement vise deux objectifs : extraire les substances (uranium etplutonium) qui pourront servir à la fabrication de nouveaux combustibles nucléaires ; conditionner les déchets ultimes sous forme compatible avec une élimination à long term
  • Audit français et tests de résistance européensMardi 12 Avril 2011 18:00:00 - Communiqué de presse

    Centrale nucléaire de FessenheimPréparation du cahier des charges de l’audit français et des tests de résistance européens.

    L’ASN considère qu’il est fondamental de tirer les leçons de l’accident survenu au Japon, comme cela a été le cas notamment après ceux de Three Mile Island et Tchernobyl. Le retour d’expérience approfondi sera un processus long s’étalant sur plusieurs années.

    L’ASN établira avec l’appui de l’IRSN, d’ici à la fin du mois d’avril 2011, un cahier des charges et un calendrier de l’audit des installations nucléaires françaises demandé par le Premier Ministre. L’ASN participera également à la définition des tests de résistance des centrales européennes demandée par la Commission européenne. L’ASN veille à la cohérence et à la complémentarité de ces deux démarches.

     

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    L'eau pour le refroidissement des réacteurs provient du canal latéral à la Loire



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18:43 Écrit par petitefleur-06 dans Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

26.04.2012

Château de Ratigny à Treigny - Yonne


  Le Château de Ratilly à Treigny - Yonne  

 

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C’est au XIIIème siècle que fut édifié l’actuel Château de Ratilly, de forme quadrangulaire entourant une cour centrale. Les quatre tours d’angle et les douves protectrices rappellent la vocation guerrière de la forteresse qui bénéficie d’une position dominante sur la vallée et le village de Treigny.

Les deux tours entourant le portail d’entrée du château, surmontées de leurs toitures de forme conique, donne un charme très particulier à l’ensemble, rehaussé par la couleur caractéristique du grès de Puisaye, la roche locale qui servit à sa construction.

Enserré dans son écrin de verdure, le Château de Ratilly est aujourd’hui devenu un lieu de culture qui accueille un atelier de poterie et une exposition permanente de céramique, mais qui propose également tout au long de l’année desexpositions variées d'art contemporain- Peinture- Sculpture – Concerts- Stages

 
HISTOIRE ANCIENNE

Le nom de Ratilly -probablement de "ratel", la herse- est cité pour la première fois dans un acte de 1160 concernant le chevalier Renaud de Ratilly. Un château fort aurait été construit dés le XIe siècle, lors de l’établissement de la féodalité en Puisaye. Rasé au niveau des glacis au cours de guerres entre seigneurs, c’est sur ses fondations que Mathieu de Ratilly fait bâtir vers 1270 l’édifice actuel, qui va connaître bien des remous malgré son isolement.

 

Durant la guerre de Cent Ans, entre 1357 et 1380, Ratilly est aux mains du seigneur Guy de Vallery, lequel entretient une bande d’aventuriers bretons qui pillent la région –c’est l’incendie du prieuré de Moutiers, par exemple.

En 1485, le Chevalier Jean de Chandiou est « seigneur de Treigny en Ratilly ». A sa mort en 1520, sa fille Anne épouse Jean de la Menue, d’origine bourbonnaise.

En 1567, c’est le début des guerres de religion ; les Huguenots s’emparent de Ratilly et en font leur place forte dans l’Auxerrois. Ils commettent « pillages, voleries, meurtres et saccagements » dans la région.


   

Le calme revient à l’avènement d’Henri IV. Mary du Puy, seigneur d’Igny près de Palaiseau, fait restaurer Ratilly -fenêtres sur la cour intérieure, cheminée de la salle des Gardes. Il s’y installe en 1587. Sa seconde fille Jeanne épouse en 1616 Louis de Menou, gouverneur du Duché de St Fargeau. Celui-ci fait construire le bâtiment d’entrée reliant les deux tours et restaure la chapelle Ste Anne, disparue depuis. En Novembre 1653, Louis de Menou reçoit la Grande Mademoiselle, désireuse de quitter momentanément St Fargeau où vient de mourir l’une de ses dames d’honneur. « Comme la maison est petite j’y menai peu de monde et ne gardai même point de carrosse... Je fus cinq à six jours dans ce désert...», note-t-elle dans ses mémoires.

En 1732, Louis Carré de Montgeron, conseiller au Parlement de Paris, achète Ratilly pour aider l’abbé Terrasson, exilé à Treigny, à propager les idées jansénistes. Mais en 1735 Monsieur de Montgeron et l’abbé Terrasson sont embastillés, et Ratilly revendu. Il est acheté en 1740 par Pierre Frappier, seigneur de Dalinet, dont la fille épouse en 1755 André-Marie d’Avigneau, une famille noble d’Auxerre.

En 1849, le domaine échoit à Charles-Louis Vivien, Juge de Paix à St Fargeau, qui l’entretient magnifiquement. Il fait assécher les douves et planter des vergers.

Le château est vendu en 1912 à Juliette-Ernestine Benard, veuve à vingt ans de Charles-Joseph d’Alincourt. Elle vivra seule à Ratilly jusqu’à sa mort en 1945, dans un grand dénuement. Elle lègue Ratilly au chanoine Grossier, archéologue et professeur au séminaire de Sens, assurée qu’il l’entretiendra de son mieux. De fait, le chanoine entreprend d’importantes et urgentes réparations de toitures, fonde une école ménagère, mais âgé et mesurant combien la tâche qui lui incombe dépasse ses forces, il envisage de vendre Ratilly à des acquéreurs en qui il pourrait avoir toute confiance.

Ce seront Jeanne et Norbert Pierlot, en 1951. Elle, potière ayant fait son apprentissage à St Amand-en-Puisaye chez Eugène Lion, et lui comédien, décident de s’installer à Ratilly et d’y créer un atelier de poterie, un lieu de stages et un centre d’animation culturelle qui deviendra, à partir des années 60 et 70, l’un des tout premier Centre d’Art Contemporain Privé. Chaque année, depuis plus de cinquante ans, des concerts, des spectacles originaux et des expositions d’arts plastiques majeures servent les artistes contemporains dans le cadre unique du château.

La démarche originale de Jeanne et Norbert Pierlot, aujourd’hui disparus, est désormais perpétuée par leurs cinq enfants, soutenus par les Amis de Ratilly.






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19:14 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Saint Fargeau et son Chateau - Yonne

 

Saint-Fargeau est une commune française, située dans le département de l'Yonneet la région Bourgogne.

Ses habitants sont les Fargeaulais(e)s.

 

 

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Histoire

La première mention d'un Sanctus Ferreolum date du ive siècle, mais des travaux ont exhumé quelques bijoux gallo-romains autour de l'actuelle église. Vers 600, on trouve l'appellation : Ferrolas, puis en 683 : Sanctus Ferreolus.

Avant l'an Mil, l'évêque d'Auxerre Héribert (ou Herbert), fils naturel d'Hugues Capet(roi de France), fit construire à Saint-Fargeau et à Toucy un rendez-vous de chasse fortifié. À la mort d'Héribert, Saint-Fargeau devient un lieu qualifié d'hostile à l'évêché d'Auxerre avant de passer dans la maison des Toucy qui deviennent ainsi seigneurs de Puisaye.

Le comte de Bar épouse en 1250 l'héritière des Toucy et Saint-Fargeau se voit doter de son église actuelle. En 1317 à la mort de Jeanne de « Thouci » comtesse de Bar, c'est à son fils Edouard que fut attribuée la seigneurie de Saint-Fargeau. Henry comte de Bar (4e du nom) mourut en 1344. Ce fut son épouse Dame Diolande de Flandres qui gouverna la Puisaye et la seigneurie de Saint-Fargeau (Saint-Fargeol ou Ferreol) qu'elle céda à son fils Robert en 1385. En 1385, elle obtint de Charles v une aide financière pour l'entretien de son château en "puisoie". Le dernier des Bar à gouverner la Puisaye fut le cardinal Louis qui céda le duché de Bar à René d'Anjou en 1419.

La guerre de Cent Ans va ravager la contrée et un capitaine de guerre anglais basé à Malicorne va piller la ville. En 1411, le château de Saint-Fargeau est pris grâce à des bouches à feu qui réussirent à créer une brèche dans ses remparts. En 1420, nouvel assaut victorieux des Anglais. Saint-Fargeau verra passer Jeanne d'Arc deux fois, discrètement à l'aller vers Chinon, puis en grande pompe au retour, à la tête de l'armée royale.

Jacques Cœur achète Saint-Fargeau le 15 février 1450 à Jean-Guillaume et Boniface de Montferrat puis en est dépossédé au profit du juge qui le condamne. Ce personnage : Antoine de Chabannes remodèlera le château et la ville jusqu'à sa mort en 1488 (et bien des ennuis politico-juridiques avec un retour de propriété du château à Geoffroy Cœur). En 1498, Antoinette reçut la terre de Saint-Fargeau, elle épouse à 17 ans en 1515, René d'Anjou et Saint-Fargeau passe dans la famille royale et y restera jusqu'à la grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV. La fronde opposant les deux cousins, la grande mademoiselle sera exilée en 1652 à Saint-Fargeau et y fera exécuter de grands travaux par Le Vau et le château va prendre la quasi totalité de son aspect actuel. Au passage, Saint-Fargeau va devenir un Duché-Pairie. Après la mort de la grande Mademoiselle, plusieurs ventes font passer le domaine aux Le Pelletier dont le plus connu : Michel, va devenir au cours de la tourmente révolutionnaire député puis "montagnard" et voter la mort du roi. Il sera assassiné la veille de l'exécution de Louis XVI. Ses héritiers feront construire une aile au château et la grande demeure passera de génération en génération jusqu'aux Ormesson qui se verront contraints de revendre le château (ceci donnera lieu à l'écriture, par Jean d'Ormesson (son arrière grand-père maternel étant Louis-Michel Lepeletier), du célèbre roman : Au plaisir de Dieu). Les terres de « Saint-Fargeau et des pays de Puisaie » (dont faisait partie la ville de Saint-Fargeau) ont été érigées en comté en 1541.

Aujourd'hui, le château est en réhabilitation après sauvetage.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

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 La Chambre d'Hôtes au Château

 



 

 

 

 

 

 

 

 

18:28 Écrit par petitefleur-06 dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

21.04.2012

Château de Champrenard - 69

69023 - Château de Champrenard - Blacé - 

J'ai retrouvé ce château sur internet, c'est un grand souvenir pour moi, et je dois beaucoup à la personne qui habitait les lieux, c'était ma Marraine, une Marraine exceptionnelle qui  m'a quitté le jour ou elle a fermé les yeux, j'ai eu de la chance, dans des moments difficiles elle m'a réconfortée moralement, c'est une Marraine qui s'est spontanément proposée pour que je sois sa filleule, c'était la patronne de ma Mère et un contre temps pour le baptême, la Marraine prévue s'est retirée, cette Femme ne m'a jamais quittée, pendant 60 ans. 

à ses obsèques, j'étais la plus malheureuse du monde, encore maintenant j’ai souvent une pensée pour elle , elle était mon point de repère.

 

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 CHAMPRENARD

  • De l’époque féodale il subsiste la grosse tour circulaire qui doit être l’ancien donjon, mais l’ensemble des constructions accuse le XVème et doit être l’œuvre des Gleteins, le fronton triangulaire date du XVIIIème à l’époque du Marquis d’Espinay, le grand perron est dû à Mr Repos XIXème siècle. En 1898, le château a été entièrement restauré par l’architecte Louis Germain, la famille Adrien en étant propriétaire. Dans un dénombrement du XVIIIème siècle il est dit que Champrenard consiste « en château et maison forte avec tour ancienne, chapelle, pigeonnier, pavillon et fossés sur lesquels il y avait autrefois un pont-levis. Il est composé de logement pour le maître, caves, cuvier et logement de trois vignerons, le jardin est entouré de muraille ; dans la chapelle du dit château, le prébendier de Saint Claude est tenu d’aller dire la messe. Dépend encore un banc et oratoire dans le chœur de l’église de Blacé, ainsi qu’une chapelle en occident du chœur et au midi de ladite église, avec prébende, droit de banc et de sépulture en icelle et comme ayant été anciennement Seigneur justicier du clocher, ils ont conservé et leur appartiennent les droits honorifiques et un banc dans la nef côté droit »
  • En 1250 Champrenard a pour Seigneur les sires de Marchampt qui avaient leur sépulture dans l’église de Salles.
  • Un acte de 1280 fait mention de noble Philippe de Marzé, Seigneur de Champrenard. Une transaction en l’an 1284 entre Louis de Beaujeu et « le jeune damoiseau » Philippe de Marzé fils de Louis Guillaume de Marzé Seigneur de Champrenard.
  • Pendant deux ou trois générations, Champrenard appartient aux Gleteins de Jarnioux.
  • Dès 1430, Champrenard a pour Seigneurs les Monchervet de Saint Georges de Reneins. Catherine de Monchervet, dame de Champrenard, porta le manoir à son époux Jean Lucarre, gentilhomme Gascon. Leur fille Claude épousa Jean Agnot, dit l’écuyer Basque, écuyer d’écurie de Gilbert de Bourbon-Montpensier, des rois Charles VIII et Louis XII, de l’Empereur Maximilien. Jean Agnot se distingua au fameux combat de Garillan où il eut l’honneur de délivrer Bayard. Lassé de la vie de camp il vint se fixer à Champrenard et y teste en 1514.
    • Jacques d’Agnot, écuyer, Seigneur de Champrenard, épouse Fleurie de Châtillon, teste en 1533.
    • Claude d’Agnot, écuyer, Seigneur de Champrenard et de Montgiraud, capitaine de gens de pieds au service de sa Majesté. Donna le dénombrement de la terre de Champrenard le 18 juillet 1557 et fut convoqué à l’arrière banc en 1567. Marié à Marie de Bonnay.
    • Jean d’Agnot, écuyer, Seigneur de Champrenard, homme d’armes de la compagnie du Duc d’Anjou, puis de celle de Mandelot (avec François de Damas Seigneur du Bost), lieutenant de chevaux léger du Duc de Nemours, marié en 1575 à Anne de Damas de la Bastie.
    • Antoine d’Agnot, écuyer, Seigneur de Champrenard, homme d’armes de la compagnie de Mr de Montmorency, épousa Antoinette de Bévigne. Le 14 avril 1616, samedi saint entre dix et onze heures du soir, Antoine d’Agnot, Seigneur de Champrenard étant dans sa chambre, ses deux domestiques, Fleury Michelon et Claude Ferroyer s’y glissèrent. Michelon saisit Agnot au gosier pour l’empêcher de crier tandis que son complice lui donnait seize coups de poignard, dont neuf furent des blessures au dos, au bras, au côté gauche. Le blessé fut protégé par un manteau appelé caban fait avec du gros feutre. Croyant avoir tué leur victime, les bandits prirent les habits de soie que leur maître avait placé sur la table pour le lendemain, son chapeau de castor, ses collets, bas de soie, manteau de taffetas et autres habits. Ils brisèrent ensuite le coffre d’où ils emportèrent quatre habits, l’un de velours cramoisi, l’autre de taffetas armoisin changeant, le troisième de chamoy galonné d’or et le quatrième d’escarlate. Fleury Michelon qui avait du tuer son complice pour tout garder, fut arrêter, condamné et roué vif à Villefranche.
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17:04 Écrit par petitefleur-06 dans Blog, Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Chateau de Pravins -Blacé - 69

Château de Pravins

 

Manoir Renaissance au sein d'une exploitation viticole. La visite permet de découvrir les étapes de la restauration du bâtiment et son histoire. Elle se termine dans la cave, avec une dégustaion de Beaujolais-Villages (sup de 1€/personne pour les groupes).Situé sur la commune de Blacé, à 9km au nord-ouest de Villefranche, Pravins est une construction campagnarde qui intègre la vie agricole à la résidence des seigneurs. La visite commence dans la cour, par la description de son évolution à travers le temps. Elle se poursuit par un apperçu de la façade, de son dessin et de ses différentes modifications. A travers le parc, nous rejoignons la grande salle du rez-de-chaussée, puis le 1er étage. Visite du cuvage, puis de la cave, et dégustation de Beaujolais-Villages. Pour les Journées Européennes du Patrimoine, visites commentées de 14h à 18h, départ toutes les heures. Parc, Parking, Parking privé Vente à la propriété, Visites guidées Patrimoine historique, Château, Patrimoine Classé| Renaissance, XVe siècle, XVIe siècle, XVIIIe siècle, XIXe siècle

Présentation Château de Pravins :

Situé sur la commune de Blacé, à 9km au nord-ouest de Villefranche, Pravins est une construction campagnarde qui intègre la vie agricole à la résidence des seigneurs. La visite commence dans la cour, par la description de son évolution à travers le temps. Elle se poursuit par un apperçu d ela façade, de son dessin et de ses différentes modifications. A travers le parc, nous rejoignons la grande salle du rez-de-chaussée, puis le 1er étage. Visite du cuvage, puis d ela cave, et dégustation de Beaujolais-Villages. 

Chateau de Pravins

La plus ancienne date connue est 1251. A cette époque, et jusqu’en 1556,Pravins appartenait aux "La Bessée" qui participèrent à la fondation de Villefranche et furent échevins aux XIIIème et XIVème siècles. Durant tout l’ancien régime, et même pendant la féodalité, Pravins conserva son statut d’alleu, hérité de l’époque Carolingienne. Il resta indépendant et affranchi de "cens" et "servis" à un seigneur.

Pravins fut transformé en maison forte par Louis Gaspard, au moment des guerres de religion. Vers 1730, le château acquit des dimensions plus vastes : modification de la façade et agrandissement des pièces intérieures. Récemment restauré par sa propriétaire Mme Brossard, le château et son parc sont ouverts au public toute l’année, sur rendez-vous seulement.

Manoir Renaissance au sein d'une exploitation viticole. La visite permet de découvrir les étapes de la restauration du bâtiment et son histoire. Elle se termine dans la cave restaurée, avec une dégustaion de Beaujolais-Villages en convertion bio.

Route de Pravins 
69460 Blacé

Téléphone :             06 14 44 12 97       


http://www.rhonetourisme.com/Culture-histoire/Visites-gui...

Pour passer un week-end..... pourquoi pas !!


Château de Brie-Comte-Robert - 77

Le château de Brie-Comte-Robert est un château fort médiéval situé sur la commune de Brie-Comte-Robert dans le département de Seine-et-Marne, en régionÎle-de-France. Le château est situé à une trentaine de kilomètres au sud-est de Paris.

À la fin du xiie siècle, Robert de Dreux, frère du roi de France Louis VII, fonde la ville de Brie-Comte-Robert et y fait bâtir son château. Celui-ci est alors constitué d'un plan carré, flanqué de sept tours et ceinturé par des douves d'eau. Jeanne d'Évreux, héritière du château, fait entrer la ville de Brie-Comte-Robert dans l'enceinte duroyaume de France, par son mariage avec le roi Charles IV.

Avec la Fronde, qui a commencé en 1649, le château est pillé et partiellement détruit par les troupes royales commandées par le comte de Grancey, en 1750 les tours et les courtines furent détruites, seules la partie du premier étage et la tour Saint-Jean furent gardés. Le bâtiment est ensuite mis en vente en septembre 1793, soit 43 ans après, comme bien national.

La commune de Brie-Comte-Robert achète le château puis le revend à des particuliers. Les acheteurs vont faire raser ce qu'il reste de la tour Saint-Jean pour édifier une maison bourgeoise. La ville rachète le château, termine sa restauration en 1923 et le fait classer comme monument historique en 19251.

Depuis la création de l'association « Les Amis du Vieux Château de Brie-Comte-Robert » en 1982, des bénévoles s'emploient à des chantiers de fouilles, de restauration du patrimoine bâti et de mise en valeur du site. En 2003, les courtinessont remontées à plus de six mètres de hauteur, la tour de Brie est restaurée, la maison bourgeoise est détruite, et la tour Saint-Jean est partiellement reconstruite.

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Histoire

Moyen Âge

Le château au XIIème siècle.
Le château au xiie siècle.

Le château de Brie-Comte-Robert est construit à la fin du xiie siècle, alors que Robert Ier de Dreux, frère du roi Louis VII, est seigneur de Brie2. Le château est situé sur l'ancien domaine de Braia, propriété des évêques de Paris ; le roi Louis VI achète une partie du domaine, en 1137, pour son fils Robert Ier, qui devient ainsi le premier seigneur de Brie-Comte-Robert3. Le château reste dans la famille de Dreux jusqu'en 1254, puis passe à la famille de Châtillon. Par dots et héritages successifs, il échoit à Marguerite d'Artois, puis à sa fille Jeanne d'Évreux.

Jeanne d'Évreux, qui tient la châtellenie de Brie-Comte-Robert par héritage, devient l'épouse du dernier roi capétien direct, Charles IV le Bel. À la mort de celui-ci, en 1328, ses confortables revenus, en tant que douaire royal assis sur de nombreux fiefs en Brie et en Champagne, lui permettent de consacrer des sommes importantes à l'entretien et à l'amélioration de ses possessions propres, dont Brie-Comte-Robert. Elle fait faire d'importants travaux au château, comme l'attestent ses comptes conservés auxArchives nationales4.

Le château devient une résidence de prestige où tous les grands seigneurs du royaume, notamment les ducs de Bourgogne, n'hésitent pas à séjourner. En 1349, le mariage de Philippe VI de Valois et de Blanche d'Évreux-Navarre5, nièce de la reine Jeanne, y a lieu.

La dame de Brie fait, en particulier, aménager luxueusement la demeure seigneuriale située contre les courtines sud-ouest, sud-est et surtout nord-est. Elle fait construire une chapelle dédiée à saint Denis, accolée à la tour Saint-Jean, et dessiner de vastes jardins d'agrément. Jeanne d'Évreux meurt au château en 13716. À la fin du xive siècle, le château revient au domaine royal7, puis à la famille d'Orléans.

Le château devient une résidence de prestige où tous les grands seigneurs du royaume, notamment les ducs de Bourgogne, n'hésitent pas à séjourner. En 1349, le mariage de Philippe VI de Valois et de Blanche d'Évreux-Navarre5, nièce de la reine Jeanne, y a lieu.

La dame de Brie fait, en particulier, aménager luxueusement la demeure seigneuriale située contre les courtines sud-ouest, sud-est et surtout nord-est. Elle fait construire une chapelle dédiée à saint Denis, accolée à la tour Saint-Jean, et dessiner de vastes jardins d'agrément. Jeanne d'Évreux meurt au château en 13716. À la fin du xive siècle, le château revient au domaine royal7, puis à la famille d'Orléans.

Le château au XIVème siècle.
Le château au xive siècle.

Louis d'Orléans y mène une vie brillante (tournois, réceptions de grands seigneurs), mais, devant l'insécurité grandissante, il fait armer le château dès 1405. Après son assassinat par le duc de Bourgogne Jean sans Peur et la constitution du parti Armagnac (1407), le château passe sous le contrôle du parti Bourguignon, qui s'assure ainsi une étape sûre sur la route menant de Paris vers la Bourgogne.

En 1420, le passage de l'armée anglaise, en route pour Troyes, et le siège de Melun qui s'ensuit, amènent quelques désordres dans la ville, mais n'affectent pas le château. C'est à partir de 1429 que la ville est, « par quatre diverses fois en quatre ans », prise et reprise par les Français et les Anglais4. Le fait majeur reste toutefois le siège mis en place en septembre 1430 par le comteHumphrey Stafford, qui provoque d'immenses dégâts, tant dans la ville que dans le château. La place est rachetée par les Français en 1434 et rendue à son propriétaire, Charles d'Orléans. Son fils, le futur roi Louis XII, fait entrer le château dans le domaine royal8.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Brie-Comte-R...

 

 

 

 

Le château en 2007 - Photo : Henri Gaud

L'ensemble des travaux de recherches archéologiques et de restauration est subventionné par la commune de Brie, le département, le Service du Patrimoine de Seine-et-Marne, la Région Ile-de-France, la Direction Régionale des Affaires Culturelles et la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports. Des mécènes aident à la réalisation de ce vaste projet, grâce à leur aide technique ou financière.

       

12:02 Écrit par petitefleur-06 dans CONSTRUCTION | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

le château de Nemours - 77

Nemours est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France.

La ville est connue pour son Château-Musée du XIIe siècle, ainsi que pour le musée départemental de Préhistoire d'Ile-de-France.

Les habitants sont appelés les Nemouriens et Nemouriennes1.

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 Château de Nemours côté Loing

Histoire

 

 

Nemours ne remonte pas au-delà du xiie siècle. Ce fut 

d'abord une seigneurie. Le premier seigneur de Nemours est Orson en 1120.

Le château ainsi que l'église Saint-Jean-Baptiste en centre-ville, sont construites vers 1170 à la demande de Gauthier de Villebéon, grand chambellan des rois Louis VII et Philippe Auguste. La ville est incendiée en 1358 durant la guerre de Cent Ans. L’église est détruite dans cet incendie, puis reconstruite à partir de 1445 pour voir les travaux s’achever en 1555. Le chœur date de cette reconstruction. En 1850 et 1890, l’ intérieur de l’église est aménagé avec la pose de vitraux et d’un maître autel en hommage à Jean-Baptiste.

La ville fut acquise par Louis IX, érigée en duché-prairie par Charles VI (1404), puis échangée avec Charles III le Noble, roi de Navarre ; rendue à la couronne en 1425, elle fut cédée par Louis XI à Jacques d'Armagnac, puis confisquée (1477); fut rendue à Louis d'Armagnac, qui périt en 1503; fut donnée par Louis XII à son neveuGaston de Foix en échange du comté de Narbonne (1507), puis par François Ier à un fils deLaurent le MagnifiqueJulien de Médicis, époux de sa tante Philiberte de Savoie (1515); resta pendant 150 ans dans la maison de Savoie; enfin échut en 1666 à Louis XIV, qui en fit don àPhilippe d'Orléans, son frère, dont la postérité l'a gardée jusqu'en 1789. Le titre de duc de Nemours est porté par le 2e fils du roi Louis-Philippe3.

Voir aussi : Liste des ducs de Nemours

Henri III conclut à Nemours avec les Ligueurs, le 7 juillet 1585, un traité par lequel il reconnaissait la Ligue, révoquait les édits de tolérance et s'engageait à expulser tous les Calvinistes4. Le 7 juillet 1585, au château, est officialisé le Traité de Nemours interdisant le culte protestant et excluant Henri de Navarre de la succession du trône (futur Henri IV).

En 1789, Pierre Samuel Dupont est député de Nemours, 10 ans plus tard, il quitte la France pour les États-Unis où son fils, Eleuthère Irénée, crée une entreprise qui deviendra plus tard la multinationale Du Pont de Nemours.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Ville rurale à la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle commence à prendre plus d’importance dans la vie économique de la région et sa population suivra la même croissance.

Nemours est une des principales villes traversées par la nationale 7, la mythique Route Bleue. Dans les années 60, c'est l'une des premières villes étapes, pour les vacanciers parisiens. Située au kilomètre 76, on mettait, à l'époque, plus de 2 heures pour traverser la ville à cause des nombreux feux tricolores. Nemours est aussi une ville importante pour les passionnés et les collectionneurs amoureux de la N7, car c'est là-bas que l'on peut voir la publicité la plus ancienne de la route Paris-Menton : il s'agit d'une fresque murale pour le savon Saponite. Cette fresque est entretenue grâce à des fonds privés.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nemours

12:01 Écrit par petitefleur-06 dans CONSTRUCTION | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Chateau de Provins - 77

Provins (prononcer [pʁo.vɛ̃]) est une commune française située à soixante-dix-sept kilomètres au sud-est de Parissous-préfecture du département de Seine-et-Marnedans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu de l'arrondissement et du canton. Ses habitants sont appelés les Provinois2. Provins est inscrite depuis le13 décembre 2001 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

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Histoire

Des traces d'occupation témoignent d'une présence humaine sur le site dès le paléolithique.

Période romaine

Provins a surtout profité d'une situation géographique avantageuse, utilisée notamment par les militaires romains. Une controverse la fait appeler par César "Agendicum", en lieu et place de Sens lors du siège de Lutèce (Notice et dissertation sur Provins, est-il l'Agendicum de César ?, en 1820). Un peu plus tard, en l'an 485 et après sa victoire à SoissonsClovis s'empare du castrum romain de Provins.

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Le site de Provins est classé ville d'art et d'histoire. La ville est inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité depuis 2001.

Provins est célèbre pour ses fortifications médiévales. L'enceinte de la ville haute, longue de 1 200 mètres et comportant 22 tours aux géométries variées, fut construite de 1226 à 1314.

  • Les souterrains : le sous-sol de la vieille ville est truffé de souterrains médiévaux que l'on peut visiter, et qui constituent un point d'articulation du développement du roman d'Umberto EcoLe Pendule de Foucault, avec l'autre curiosité touristique qu'est la Grange-aux-Dîmes. À l'origine, il s’agissait de carrières dont les matériaux servaient dans la confection de la laine (la cité de Provins, au Moyen Âge, était une importante cité drapière). De ces carrières on extrayait une terre glaise, nommée "terre à foulon", qui permettait de dégraisser la laine : la terre à foulon servait un peu comme du savon. Pour bien en imprégner le drap, il fallait le fouler au pied : d’où le nom donné à cette glaise. La terre a également été utilisée pour combler les marais qui se trouvaient à l'emplacement de la ville basse actuelle. Les souterrains ont ensuite servi d'entrepôts pour les marchands, durant les foires du Moyen Âge. Aux xviiie etxixe siècles, certaines parties des souterrains auraient servi de lieux clandestins de réunion pour la loge franc-maçonne de Provins, ou pour des groupes divers (hérétiques ou contre la royauté) pendant la période répressive du Second Empire. Des traces de cette utilisation se voient sur les murs des souterrains, sous forme de graffitis datés ou de dessins ésotériques.
  • La Grange-aux-Dîmes est une maison de marchand du xiie siècle. Lors des grandes foires, elle servait de lieu de stockage. Elle est aujourd'hui transformée en musée, et différentes scènes recréent la vie quotidienne au Moyen Âge, à travers différents métiers (marchand, tailleur de pierre,...)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Provins


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